Les 6 et 7 avril 2026, le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos Ben) a marqué d’une empreinte forte l’édition 2026 de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix.
Avec des activités physiques et réflexions intellectuelles sur le site de Djavi, l’institution olympique a réaffirmé le rôle crucial des disciplines sportives comme vecteurs de cohésion nationale. Le message porté par le mouvement olympique béninois durant ces deux jours de commémoration résonne avec une acuité particulière dans le contexte actuel du pays. Sous l’égide de son président, Julien Minavoa, le Cnos Ben a transformé le rendez-vous de Porto-Novo en une véritable plateforme de promotion du vivre-ensemble. À travers les valeurs cardinales de respect, de fair-play et d’unité, le sport a été présenté non pas comme une simple fin en soi, mais comme un langage universel capable de transcender les clivages. Les manifestations ont débuté par une marche symbolique dont le plaidoyer final appelait à une union sacrée : « Ainsi, aujourd’hui plus que jamais, on doit faire du sport un langage commun qui rassemble tous les Béninois, au-delà des opinions et des sensibilités ».
Emulation intellectuelle au cœur de la célébration
La seconde phase de cette célébration a laissé place à une intense émulation intellectuelle sur le site de Djavi. Autour de la thématique centrale intitulée « Le sport : créer des ponts, briser les barrières », plusieurs experts et figures de proue du paysage sportif national ont animé les débats. Fernando Hessou, Secrétaire général du Cnos Ben, Julien Minavoa, Abdel Rahman Ouorou Bare, président du Comité national paralympique, et Judith Ahounou Aikpé ont tour à tour exploré les dimensions historiques et sociales de l’olympisme. Les échanges ont notamment mis en lumière l’évolution des Jeux depuis l’Antiquité, ainsi que l’importance capitale de l’inclusion, portée avec vigueur par le mouvement paralympique béninois pour garantir que personne ne reste sur la touche. Au cœur de ces discussions, le président Julien Minavoa a tenu à rappeler la mission profonde de l’institution qu’il dirige. « La Journée internationale du sport au service du développement et de la paix est une occasion importante de rappeler le rôle essentiel que joue le sport dans nos sociétés. Au-delà de la compétition, le sport est un puissant vecteur de cohésion sociale, d’éducation, de respect et de fraternité entre les peuples », a-t-il soutenu avec conviction. Pour le patron de l’olympisme béninois, la portée de l’athlétisme et des jeux de balle dépasse largement le cadre des stades. « Le sport rassemble les communautés, transcende les différences et permet à la jeunesse de s’exprimer positivement. Cette journée nous invite également à renforcer nos actions pour que le sport contribue davantage au développement humain, à l’inclusion sociale et à la formation des jeunes », a-t-il confié.
Le sport comme levier de transformation sociale
En clôturant ces travaux, le président du Cnos Ben a insisté sur la responsabilité collective des acteurs du secteur pour transformer le sport en un véritable levier de transformation sociale. Il a lancé un appel vibrant à la jeunesse et aux institutions pour que chaque initiative sportive devienne un instrument de solidarité et d’espoir. Cette édition 2026 de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix s’achève ainsi sur une note d’engagement, positionnant plus que jamais le mouvement sportif comme un artisan majeur de la stabilité et du dialogue au Bénin.
Karol B. Sékou (Coll)



















