Dans un hommage empreint d’émotion et de fraternité militante, le jeune acteur politique Cardy Adoho salue la mémoire de son ami et compagnon de lutte, Juste Riphat Mitokpè, décédé le lundi 20 avril 2026. À travers des souvenirs vibrants et des confidences poignantes, il retrace le parcours d’un jeune engagé dont la parole, la loyauté et la détermination ont marqué toute une génération militante. Une disparition brutale qui laisse un vide immense, mais dont l’héritage politique et humain demeure intact.
Il est des départs qui laissent un vide que les mots peinent à combler et pourtant, aujourd’hui, il me faut parler de toi.
Juste Mitokpè, frère de lutte, compagnon de combat, ton absence résonne comme un silence assourdissant dans nos rangs. Nous avons partagé tant d’étapes, tant de combats, depuis les premiers mouvements Jrpr, Génération Talon, jusqu’à Nouvel Élan. Tu étais de ceux qui ne reculent jamais, de ceux qui avancent avec courage, avec conviction, avec une foi inébranlable en leurs idéaux.
Je me souviens encore, comme si c’était hier, de notre toute première rencontre avec le grand frère Olivier Boko, il y a de cela huit ans. Nous étions là, toi, Printance Djogbenou, Josué Didolanvi, Nicolas Tchikpé, Hervé Atcheffon et moi-même. Tu écoutais attentivement chacun, avec ce calme légendaire qui te caractérisait. Puis, quand la parole t’a été donnée, en quelques minutes seulement, tu as captivé l’attention de toute l’assemblée. Le grand frère n’en revenait pas « Waooh ! Quel jeune ! » Ce jour-là, il t’a surnommé « le communicant, l’homme des mots ». Et ce nom t’allait si bien car tu avais une dextérité dans le maniement des mots, mais surtout tu savais toucher, impacter.
Je n’oublierai jamais non plus ce défi immense que nous nous étions assigné : organiser un meeting qui mobilisera 15 000 personnes au stade de l’Amitié en seulement deux semaines. Beaucoup parmi nous doutaient mais toi, tu y croyais dur comme fer. Nous y avons cru ensemble. Et nous avons réussi. Parce que tu étais de ceux qui transforment l’impossible en réalité.
Et puis, il y avait ces moments simples, mais si précieux. Ces appels réguliers , « Allô Djogahoun ! Tu es où ? Tu es disponible ? Je passe avec OG Nicolas ».Et comme toujours, je répondais présent. Nous nous retrouvions, nous échangions, nous construisions, nous rêvions toujours autour de nos sujets d’intérêt, nos passions communes : la politique et l’avenir.
Je garde encore le souvenir intact de notre dernière rencontre. Ce soir-là, après le vote, malgré la distance, tu es venu, accompagné de OG Nicolas. Nous avons fait le point, comme d’habitude sans savoir que c’était la dernière fois.
Aujourd’hui, mon cœur est lourd😭.
À toi, frère Nicolas, je veux dire : « Sois fort, très fort. » Je sais combien cette perte est douloureuse pour chacun de nous mais plus encore pour toi. Perdre un frère de lutte, un compagnon de chaque instant c’est une épreuve immense. Mais tiens bon.
Quant à toi, Juste, Je garderai à jamais l’image d’un jeune homme brillant, intelligent, fidèle, loyal, profondément engagé.
Tu n’étais pas seulement un acteur politique, tu étais une âme, une voix, une présence.
Va, frère…Repose en paix.
Ton combat, lui, ne s’éteindra jamais.
DJOGAHOUN !!! repose en paix 😭
Ton TG
Cardy ADOHO
Le Matinal du 5 août 2022

















