Il s’est tenu hier, lundi 4 août 2025, à l’École de formation des professions judiciaires (Efpj), un atelier de formation à l’intention des magistrats en charge des contentieux pénaux électoraux. L’ouverture des travaux a été marquée par deux allocutions fortes, soulignant les enjeux de la justice électorale et les attentes vis-à-vis des juges correctionnels, juges d’instruction et procureurs de la République.
Destinée aux juges correctionnels, juges d’instruction et procureurs de la République, cette formation qui porte sur le thème « Droit pénal des élections », vise à renforcer les capacités des acteurs clés de la chaîne pénale à quelques mois des premières élections générales de l’histoire du pays, prévues en 2026. Dans son discours de bienvenue, Marc Deguenon, Directeur général adjoint de l’Efpj, a rappelé le rôle crucial des magistrats dans la sauvegarde de l’intégrité du processus électoral. Face aux menaces que constituent la fraude, la violence et la manipulation, il a souligné que la régularité des scrutins repose en grande partie sur une application impartiale, rigoureuse et équilibrée du droit pénal électoral. Il a également insisté sur les objectifs spécifiques de la formation : la maîtrise des infractions électorales, la clarification des compétences juridictionnelles et l’amélioration du traitement judiciaire des atteintes au processus électoral. Représentant le Garde des Sceaux, Hilaire Badjagou, Directeur des services et professions judiciaires (Dspj) a, quant à lui, donné une portée institutionnelle à la rencontre. Rappelant que la justice électorale est l’un des piliers de la confiance citoyenne dans les institutions démocratiques, il a insisté sur la nécessité d’un engagement sans faille des magistrats. Pour lui, garantir des élections transparentes et équitables implique un cadre juridique clair et une justice capable de prévenir, constater et sanctionner les infractions avec rigueur et discernement. Le représentant du ministre a décliné les trois objectifs majeurs de la session : primo, approfondir la connaissance des textes législatifs encadrant les infractions électorales ; secundo, renforcer les compétences techniques dans l’identification, la qualification et la caractérisation des infractions telles que la corruption, les violences ou les entraves à la liberté de vote ; tertio, encourager le partage d’expériences entre professionnels afin d’harmoniser les pratiques judiciaires sur l’ensemble du territoire. Hilaire Badjagou a pour finir, invité les magistrats à tirer pleinement profit de ces échanges, pour mieux accomplir leur mission au service de l’État de droit. Présent à la formation, l’Agent judiciaire de l’Etat Ulrich Gilbert Togbonon, a salué la mobilisation des formateurs, remercié les participants et réaffirmé l’importance du rôle de la justice dans la consolidation de la démocratie.
Gabin Goubiyi
















