Le ministère des Sports et la Fédération béninoise d’athlétisme ont lancé, ce jeudi 30 avril 2026, les hostilités pour la 5ème édition du Kids Athletics Day. Avec 24 sites mobilisés sur toute l’étendue du territoire, le pays ambitionne de décrocher la première place mondiale au terme de ce mois de mai dédié à la jeunesse.
L’ambition nationale est désormais officielle. Réunis en conférence de presse en présence de Crépin Okouolou, Directeur de cabinet du ministre des Sports, les acteurs de l’athlétisme béninois ont dévoilé les contours d’une organisation qui se veut historique. Prévu pour le 7 mai prochain, le lancement national sur le terrain d’Akassato marquera le point de départ d’une vaste campagne de promotion de l’activité physique chez les plus jeunes. Okry Christophe Nonvignon, Directeur du sport et de la formation sportive (Dsfs), a rappelé la fidélité du Bénin à ce rendez-vous international initié par World Athletics. Pour cette troisième participation consécutive, l’accent est mis sur le développement holistique de l’enfant. « Il s’agit de faire bouger les enfants, individuellement et collectivement, tout en développant des aptitudes essentielles à leur épanouissement », a-t-il précisé. Selon le technicien, cette édition 2026 fusionne la célébration symbolique du 7 mai avec un challenge global s’étendant sur l’ensemble du mois.
Sur le plan de l’encadrement technique, le dispositif repose sur une approche à la fois ludique et éducative. Achille Aihou, Secrétaire général de la Fédération béninoise d’athlétisme, a souligné que les ateliers seront centrés sur les piliers que sont la course, le saut et le lancer. Afin de rendre l’expérience plus riche et inclusive, des passerelles seront créées avec d’autres disciplines de balle. L’objectif demeure la stimulation des capacités motrices dans un cadre qui valorise l’effort collectif.Cette stratégie de mobilisation s’appuie sur un socle de réformes structurelles engagées depuis une décennie. Bellarminus Kakpovi, Secrétaire général du ministère des Sports, a affirmé que le pays est « plus que prêt » pour relever ce défi. Il a notamment mis en lumière l’impact des classes sportives et du projet « Synergies éducatives et sportives » qui préparent déjà le terrain dans les collèges et écoles primaires. Après avoir flirté avec les sommets en terminant deuxième mondial en 2024, puis cinquième l’année suivante, le Bénin refuse désormais tout compromis sur l’excellence. « L’objectif est désormais d’occuper la première place », a martelé le Secrétaire général du ministère, invitant les familles, les clubs et les écoles à une mobilisation sans précédent.
Le succès de cette quête dépendra d’une synergie entre performance sur le terrain et visibilité numérique. Pour comptabiliser les activités, chaque session devra être relayée sur les réseaux sociaux avec les balises officielles. Au-delà de la compétition pure, cette édition 2026 se veut un puissant levier de cohésion sociale et de rayonnement pour le sport béninois sur l’échiquier international.




















