Après les représentants des partis politiques, les membres de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ont tenu une rencontre d’échanges avec les ministères et institutions de l’Etat impliqués dans l’organisation des élections au Bénin. Cette séance qui s’est déroulée à Cotonou hier mardi 04 octobre 2022, entre dans le cadre des préparatifs des élections législatives de 2023.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) continue de mettre en exécution son agenda dans le cadre de la désignation des membres de l’Assemblée nationale. A cet effet, et pour rendre efficiente sa collaboration avec les autres structures partenaires, l’institution en charge de l’organisation des élections a échangé avec les membres des Ministères et institutions étatiques qui l’aident dans sa mission. Il s’agit, d’une part, des Ministères de la justice et de la législation, des Affaires étrangères et de la coopération, de l’Economie numérique et de la digitalisation, de la défense nationale, de la décentralisation et de la gouvernance locale et de l’Intérieur et de la sécurité publique. D’autre part, les institutions comme la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes, l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) et l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp) ont assisté à cette séance d’échanges. A en croire Sacca Lafia, le président de la Céna, la Commission électorale nationale autonome a pour mission générale d’organiser des rencontres avec les parties prenantes aux élections dans le but de leur soumettre le projet de calendrier électoral en exécution depuis le 21 février 2022 et qui tient compte des grandes séquences et opérations prévues dans le cadre du scrutin du 08 janvier 2023. « Il sera aussi question d’aborder les rôles et responsabilités des parties prenantes dont le juge constitutionnel dans le contentieux des élections législatives au regard du Code électoral », a-t-il laissé entendre. Selon le chronogramme, 73 activités seront organisées dans le cadre des Législatives de janvier 2023. Une vingtaine d’entre elles a été déjà mise en œuvre dont l’inventaire du matériel électoral dans les Communes, l’élaboration et la validation du Plan de travail annuel et la désignation des membres du comité de rédaction du rapport général de l’élection. Les différentes communications ont permis de comprendre que la Haac aura non seulement en charge la régulation de la campagne électorale, mais aussi l’accès équitable des partis politiques aux médias publics et privés tout en veillant à la déontologie dans les médias. Quant à l’Anip, elle assure la confection de la Liste électorale informatisée et l’Apdp délivre les autorisations de l’exploitation des données à caractère personnel par la Céna. De son côté, la Cour constitutionnelle assure la régularité du processus électoral, proclame les résultats définitifs et se charge de la gestion des contentieux. La Défense de l’intégrité du territoire national et la sécurité des agents électoraux au cours des élections reviennent respectivement aux Ministères de la défense nationale et de la sécurité publique. Il faut noter que cette rencontre entre en ligne de compte de la 23ème activité dénommée «Rencontre avec les ministères sectoriels et institutions impliqués dans l’organisation du scrutin » prescrite à l’article 19 sixième tiret du Code électoral, portée par la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 et précisée à l’article 3 du décret n°2020-563 du 25 novembre 2020.
Mohamed Amoussa (Coll)




















