Dans une adresse au président de la République élu, le chérubin-séraphin, Prophète Malachie de son vrai nom Antoine Tycko Odjo, livre une réflexion à la fois spirituelle et stratégique sur la nécessité de mobiliser les anciens cadres et diplomates béninois au service du développement national, en s’appuyant sur les principes bibliques de discernement, de valorisation des talents et de recherche du bien commun. Lisez l’intégralité de la lettre ouverte.
Lettre du Prophète Malachie à Monsieur le président élu de la République du Bénin
Monsieur le président de la République,
À la suite de ma première correspondance, je me permets, en tant que serviteur de Dieu des Chérubins et Seraphins, de revenir humblement vers vous à travers cette deuxième lettre. Elle s’inscrit dans une démarche spirituelle et citoyenne, celle de proposer, d’éclairer et de contribuer, par inspiration divine, à la construction d’une nation plus forte et mieux organisée.
Car il est écrit : « Tout ce que Dieu a créé est bon » (1 Timothée 4, 4-5). Cela signifie que chaque ressource, chaque intelligence, chaque expérience que Dieu permet d’acquérir a une utilité dans son dessein. Encore faut-il savoir discerner et utiliser ces bénédictions au service du bien commun.
C’est dans cet esprit que je vous soumets à nouveau cette réflexion : le Bénin regorge d’hommes et de femmes ayant servi l’État à l’international — anciens ambassadeurs, anciens présidents d’institutions, hauts cadres. Ces personnalités ont accumulé des expériences, tissé des relations, développé des réseaux et acquis des connaissances précieuses au contact d’organisations internationales et de partenaires au développement.
Mais une fois leur mission achevée, ils sont bien souvent laissés en retrait, comme si leur utilité prenait fin avec leurs fonctions. Pourtant, leurs carnets d’adresses et leur savoir-faire constituent une richesse stratégique pour la Nation.
La Bible nous exhorte en ces termes : « Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5, 21). Monsieur le Président de la République, il y a du bon, du très bon même, dans cette ressource humaine expérimentée que notre pays ne valorise pas suffisamment.
Je vous propose donc, avec humilité, la mise en place d’un cadre structuré permettant d’intégrer ces anciens serviteurs de l’État dans des projets de développement. Qu’à la fin de leurs missions, ils soient orientés vers des programmes nationaux où leurs compétences, leurs réseaux et leur expérience pourront continuer à servir le Bénin.
Mieux encore, l’organisation d’un grand sommet national réunissant tous ces anciens cadres permettrait de les mobiliser autour d’une vision commune. L’État pourrait leur adresser cet appel : vous avez servi le Bénin à l’extérieur, revenez maintenant contribuer à son développement intérieur.
Ainsi, leurs relations pourraient faciliter des financements pour des projets concrets : construction d’écoles, réalisation de forages, appui aux initiatives locales, développement des infrastructures dans toutes les régions — de Cotonou à Malanville, de Ouidah aux localités les plus reculées.
Il est également écrit : « Si tu tires le noble du vil, tu seras comme ma bouche » (Jérémie 15, 19). Cette parole nous enseigne l’importance du discernement. Il s’agit ici d’identifier, de valoriser et de mobiliser ce qu’il y a de noble dans l’expérience de ces anciens serviteurs de l’État.
Par ailleurs, la création d’un creuset, un réseau national d’anciens diplomates et hauts responsables, serait une initiative salutaire. Un cadre volontaire, non contraignant pour l’État, où ces personnalités pourraient continuer à servir avec engagement, patriotisme et désintéressement. Ce serait une forme de service joyeux, un prolongement de leur mission au service de la Nation.
Enfin, gardons à l’esprit cette vérité divine : « Mes pensées ne sont pas vos pensées… » (Isaïe 55, 8). Monsieur le Président, certaines solutions aux défis du développement peuvent sembler simples, mais elles relèvent parfois d’une inspiration que Dieu met dans le cœur des hommes pour le bien de tous.
Je demeure convaincu que vous avez l’opportunité historique de transformer cette richesse humaine en levier puissant de développement, afin que chaque citoyen béninois, où qu’il se trouve, puisse bénéficier de ces expériences acquises à travers le monde.
Que Dieu vous accorde sagesse, discernement et vision pour conduire le Bénin vers des horizons de paix, de prospérité et de justice.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Prophète Malachie

















