Au lendemain de la date butoir fixée par le maire de la Commune de Natitingou pour la libération du site aurifère de Koussigou Montagne, Le Directeur départemental de l’énergie de l’eau et des mines de l’Atacora, Elyassoum Sefande a effectué, le lundi 12 janvier 2026, une descente de terrain afin de constater l’état des lieux et échanger avec les exploitants encore présents.
Cette visite fait suite à la mise en demeure adressée par l’autorité communale aux exploitants artisanaux occupant le site, les invitant à libérer les lieux pour permettre l’installation d’une société minière chinoise autorisée par l’État béninois. L’objectif de la mission du directeur départemental était double : faire un constat réel de la situation sur le terrain et dialoguer avec les éventuels résistants afin de trouver une issue apaisée. À son arrivée sur le site de Koussigou Montagne, le constat est sans équivoque. Une foule de jeunes exploitants, visiblement déterminés à conserver leur présence, se sont massés sur les lieux, affichant une opposition ferme à tout ultimatum. Dans une ambiance tendue mais maîtrisée, le directeur départemental des mines a engagé, pendant plus d’une heure et demie, un échange pédagogique avec ces occupants. Face aux inquiétudes et à la colère exprimées par les exploitants, l’autorité minière a rappelé les fondements juridiques de la décision du gouvernement. Selon le Code minier en vigueur, les gisements et les ressources du sous-sol appartiennent à l’État, qui en concède l’exploitation à des opérateurs légalement agréés. « Aucune occupation illégale ne peut prévaloir sur la loi », a-t-il insisté, appelant les jeunes à faire preuve de responsabilité et de compréhension. Soucieuse d’éviter toute crise sociale, l’administration minière a également annoncé qu’un site de relogement des nationaux est prévu pour accueillir les exploitants déguerpis. Une mesure destinée à atténuer l’impact de leur départ et à leur offrir la possibilité de poursuivre leurs activités dans un cadre légal. Plus qu’un simple ultimatum, cette descente a donc servi d’avertissement officiel aux occupants actuels du site, afin de faciliter l’installation prochaine de la société chinoise bénéficiaire du permis d’exploitation. De leur côté, les exploitants ont sollicité une rencontre plus approfondie avec le directeur départemental des mines pour une ultime clarification. Une requête que ce dernier a acceptée, leur accordant ainsi une dernière chance de dialogue mais cette action ne freine pas la mise en œuvre effective de la décision. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour l’avenir du site aurifère de Koussigou Montagne et pour les nombreux jeunes qui en dépendent.
Géraud Adoukonou (Br Atacora-Donga)


















