Le Togo est en deuil. L’opposant et ancien premier ministre Gabriel Agbéyomè Kodjo est mort en exil. Le décès est survenu à Paris le 3 mars 2024 suite à un arrêt cardiaque. Agé de 70 ans, l’ancien président de l’Assemblée nationale, avait affronté Faure Gnassingbé à la Présidentielle de 2020 sans pouvoir lui arracher le pouvoir. Sa mort fait suite à celle d’une autre figure de proue de l’opposition togolaise, Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro, décédé deux mois plus tôt.
L’opposant défunt qui est né le 12 octobre 1954 a marqué la vie politique de son pays à travers les différents postes de responsabilité occupés. Il a été successivement ministre de la Sécurité, directeur du Port autonome de Lomé, président de l’Assemblée nationale et Premier ministre avant de tomber en disgrâce pour avoir demandé des réformes au sein du Rassemblement du peuple togolais (Rpt) auprès du président Gnassingbé Eyadema, Gabriel Agbéyomè Kodjo part pour la première fois en exil en juin 2002.
En 2005, il rentre au pays suite à la mort du président Eyadema. Trois ans après, il porte sur les fonts baptismaux son parti et participe sans succès deux ans plus tard à l’élection présidentielle.
Ensemble avec plusieurs partis politiques et Organisations de la société civile (Osc) et le soutien de son mentor Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro, il met sur pied en 2020, une coalition dénommée « Dynamique Mgr Kpozro » avec le soutien de l’archevêque émérite de Lomé.
Arrivé en deuxième position derrière le président sortant Faure Gnassingbé avec 19,45% de voix à ce scrutin, Gabriel Agbéyomé Kodjo n’a pas reconnu les résultats du vote. Pour avoir contesté lesdits résultats, il retournera en exil sans pouvoir retrouver sa terre natale jusqu’à sa mort le dimanche 3 mars 2024.



















