Depuis sa création, l’Institut national de la femme (Inf) s’impose comme un acteur clé dans la lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg) au Bénin. Avec plus de 7 000 plaintes enregistrées et près de 1 000 décisions de justice attendues d’ici la fin de l’année, l’institution dirigée par Huguette Bokpè Gnacadja dresse un bilan globalement positif de son action.
L’Institut national de la femme (Inf) poursuit inlassablement son combat contre les violences basées sur le genre. Plusieurs années après son installation, l’organisme affiche des résultats tangibles, fruit d’un engagement constant en faveur de la protection des droits des femmes et des filles. Selon la présidente de l’Institut, Huguette Bokpè Gnacadja, les statistiques témoignent de progrès notables. « C’est un état des lieux encourageant parce que nous sommes déjà à plus de 7 000 plaintes depuis la création de l’Institut. Nous allons bientôt atteindre le chiffre de 1 000 décisions de justice d’ici la fin de l’année », a-t-elle déclaré. Au-delà des chiffres, ces avancées traduisent une évolution des mentalités et une meilleure prise en compte du phénomène dans la société béninoise. « Partout où nous passons, les témoignages sont unanimes : le phénomène régresse. Le fait que la répression soit une réalité joue un rôle dissuasif. Certains pensent à tort qu’il y a recrudescence de violences, alors qu’il s’agit plutôt d’une augmentation des signalements et des plaintes, signe que les victimes osent désormais parler », a précisé la présidente. Les statistiques du premier semestre de l’année confirment cette mutation. Plus de 66 % des signalements proviennent désormais d’hommes, preuve d’une transformation sociétale en cours et d’une prise de conscience collective. Parmi les actions phares de l’Inf, figurent la sensibilisation, la prise en charge des victimes et la mise en place de dispositifs d’écoute et d’accompagnement. Des campagnes d’information, des descentes dans les écoles et les communautés ainsi que des partenariats institutionnels ont permis de renforcer la prévention et la répression des Vbg.
Des défis à relever malgré l’embellie
Cependant, malgré ces avancées, des défis subsistent. L’Inf plaide pour une collaboration accrue avec la société civile et les partenaires techniques afin de consolider les acquis et d’amplifier les actions de terrain. Huguette Bokpè Gnacadja invite par ailleurs les populations à utiliser les canaux mis à leur disposition pour signaler tout cas de violence. Il s’agit du numéro vert 114, entièrement gratuit, et le 01 51 07 8888, ligne WhatsApp dédiée aux messages écrits, vocaux et aux photos. Ces outils, conjugués à la mobilisation des acteurs publics et privés, confirment la détermination de l’Institut national de la femme à bâtir un Bénin plus juste, plus équitable et libéré des violences basées sur le genre.
Gabin Goubiyi

















