Au Bénin, depuis quelques mois, l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (Anm) dans le cadre de sa mission, enchaîne les opérations de contrôle dans les marchés, les points de vente des bouteilles de gaz, les poissonneries, les boucheries, les stations-services et autres lieux de vente. De passage dimanche 17 août 2025 sur l’émission sociopolitique « Cartes sur table » de « Océan Fm », Abdel Madjid Adélakoun, chef cellule communication de l’Anm a fait le bilan des différentes opérations menées par les équipes de l’Anm sur le terrain.
Répondant à la question des journalistes Sosthène Fadaïro et Aziz Adam Soulé sur la récente opération de l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité à Comè et Lokossa où les plombs de plusieurs stations-services ont été mises sous scellés, Madjid Adélakoun a affirmé que l’objectif est de protéger les consommateurs. « …la finalité, c’est de protéger tout simplement les consommateurs. Ce sont là, l’une des instructions fortes données par le gouvernement du Bénin à travers la ministre de l’Industrie et du commerce qui veut que désormais les populations ne soient plus grugées au niveau de tous les points de ventes. Ce n’est pas seulement au niveau des stations-services. Nous intervenons également au niveau des magasins de produits pré-emballés (les sacs de riz, de sucre etc.), au niveau de tous les points de vente où on utilise les instruments de mesure pour vendre aux populations », a expliqué le chef cellule communication de l’Anm. Il a précisé que les agents de l’Anm ont été fermement instruits par le gouvernement pour être régulièrement sur le terrain.
Les peines encourues par les commerçants véreux
En ce qui concerne les peines encourues par les commerçants incriminés dans le cadre des opérations de contrôle des balances au marché Maoulé, l’invité de la Radio des défis a laissé entendre qu’ils ont payés des amendes et ont été sommés de se mettre en règle en faisant la vérification primitive des balances au niveau de l’Anm. « Le décret, stipule qu’avant la mise en service de tout instrument de mesure, il faut procéder à ce qu’on appelle la vérification primitive. Nous avions fait une descente au marché Mahoulé et nous avions constaté qu’il n’y a pas nos vignettes sur les balances. Ce qui suppose que ces instruments de mesure n’ont pas fait l’objet de vérifications primitives. Quand c’est comme cela, nous appliquons les textes. Il s’agit d’une amende allant de 500 000 FCfa à 100 millions de FCfa. Il y a également les peines privatives de liberté de trois mois à six mois de prison », a-t-il renseigné. Au cours de l’émission, l’hôte de la 88, 6 Fm a révélé que depuis que l’Anm a renforcé les sanctions contre les commerçants véreux, le nombre d’instruments de mesure convoyés à l’Anm pour la vérification primitive a augmenté. « Depuis que nous avons renforcé les sanctions au niveau de l’Anm, nous avons remarqué que le nombre d’instruments de mesure qui vient spontanément chez nous a augmenté. Donc, ils viennent spontanément pour faire vérifier leurs instruments de mesure », a fait savoir Madjid Adélakoun. Il a, toutefois, dénoncé une complice entre des vendeurs et des consommateurs en ce qui concerne la mesure des produits dans les lieux de vente. « Parfois, il y a une complicité entre les acheteurs et les vendeurs », a-t-il signalé. Pour finir, il a indiqué que l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité va continuer par renforcer la sensibilisation pour le bien des consommateurs et des vendeurs.
Patrice Zoundé (Coll)



















