Réuni en Conseil des ministres le mercredi 3 juin 2026, le gouvernement a pris plusieurs décisions dans différents secteurs, notamment dans celui de la santé avec la prise en charge des urgences vitales dans les hôpitaux publics.
Ce vendredi 5 juin 2026, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, ont animé une conférence de presse à la salle Fleuve Jaune du ministère des Affaires étrangères afin d’apporter des précisions sur cette mesure du gouvernement Wadagni.
Selon le porte-parole du gouvernement, l’objectif de cette mesure est de sauver des vies. « Cette mesure est valable pour tout le monde et sa mise en œuvre a déjà commencé », a affirmé Wilfried Houngbédji. À l’en croire, le gouvernement n’a pas attendu le vote d’un budget à l’Assemblée nationale avant de lancer cette initiative, estimant que la vie humaine est une priorité. « Nous devons tous contribuer à la sensibilisation des citoyens afin que cette mesure se pérennise dans le temps », a-t-il ajouté.
Pourquoi la mesure a-t-elle été circonscrite aux urgences vitales ?
Répondant à cette question, le ministre de la Santé a expliqué que les urgences vitales concernent des situations dans lesquelles la vie du patient est en danger et où, sans intervention rapide, celui-ci peut décéder.
Selon Benjamin Hounkpatin, le principe de cette mesure est simple : soigner d’abord le patient avant d’aborder les questions liées au recouvrement des frais. « Ce qui va changer au niveau des services d’urgence, c’est de donner immédiatement les premiers soins aux patients, en mettant à leur disposition les médicaments et les intrants nécessaires pour stabiliser leur état de santé », a expliqué le ministre.
Il a également souligné que les médecins et les agents de santé des structures sanitaires publiques ont déjà été sensibilisés afin que les patients admis dans les services d’urgence soient pris en charge sans délai.

















