Suite à certains dysfonctionnements relevés dans certaines écoles doctorales, l’Exécutif a annoncé leur fermeture et leur restructuration en Conseil des ministres du 28 janvier 2026. Une série de mesures appréciées par le collectif des doctorants qui demandent par ailleurs au gouvernement d’accorder un délai d’une année minimum avant l’application des réformes.
Les doctorants saluent la volonté du gouvernement d’opérer des améliorations au niveau des écoles doctorales dont l’École doctorale pluridisciplinaire « Espaces, Cultures et Développement » de l’Université d’Abomey-Calavi et l’École doctorale Sjpa de l’Université de Parakou au regard des dysfonctionnements constatés notamment le déficit d’effectifs de personnel d’encadrement et de suivi académique affectant certaines formations doctorales. Toutefois, ils estiment que la prise en compte uniquement des doctorants dont les rapports d’instruction sont déjà validés et donc en instance de soutenance relève d’une certaine discrimination. A les en croire, beaucoup d’autres doctorants qui sont dans d’autres cas sont laissés pour compte dans la prise des décisions. Il s’agit, notamment, de ceux dont les documents doivent aller en instruction, de ceux qui ont fini les rédactions de documents et qui attendent le retour de leur Directeur de thèse, de ceux qui sont en troisième année de thèse ou dans les années antérieures et pour finir, des étudiants qui ont fini et dont les directeurs de thèses sont maintenus pour suivre les travaux malgré qu’ils soient en retraite. Pour ce faire, les doctorants estiment que le moratoire du 10 février 2026 pour soutenir avant la fermeture de l’école pour être réformée est trop juste. Cela ne profite pas aux apprenants qui ont dû payer leur inscription et engager des frais pour leur formation. Au vu de toute cette situation et dans le but d’accorder une chance équitable à tous les doctorants dont les rapports d’instruction sont déjà validés et en instance de soutenance ou non, le collectif propose au gouvernement de prolonger le délai en retenant une transition encadrée d’au moins un an au cours duquel les travaux en instance doivent être terminés. Pendant ce temps, les nouvelles inscriptions peuvent être suspendues. De ce fait, les réformes seront alors mises en œuvre totalement au bout de cette année. Pour finir, les doctorants comptent sur la volonté et le libre arbitrage du Chef de l’Etat et la clairvoyance du ministre de l’Enseignement supérieur, des organes impliqués pour un heureux dans ce dossier.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)



















