Une délégation composée des représentants de l’Unicef et des Pays-Bas a présenté le bilan des activités menées dans la mise en œuvre du projet »Cash Plus Care ». C’était le jeudi 27 juin 2024, au cours d’une conférence de presse effective à la préfecture de Parakou. Ce projet est au profit des jeunes filles de 9 à 15 ans scolarisées de l’Atacora, l’Alibori, de Donga et du Borgou dans le cadre de la protection de la fille, la scolarisation et de lutte contre le mariage des enfants.
Lancé au Bénin en 2020, le « Cash Plus Care » est un programme multisectoriel conjointement mis en place par l’Unicef et les Pays-Bas, permettant de mettre fin au mariage des enfants. Il vise à alléger la pauvreté des ménages, à travailler sur les normes sociales néfastes qui perpétuent le phénomène du mariage des enfants et à œuvrer au maintien des filles à l’école. À l’occasion de cette rencontre, la délégation « Cash plus care » a partagé avec les professionnels des médias les constats faits sur terrain ainsi que le bilan des diverses activités menées. Selon Aude Rigot, représentante adjointe de l’Unicef, les activités de Cash Plus Care au Bénin ont impacté 26 communes des départements du Nord Bénin dont l’Atacora, l’Alibori, la Donga et le Borgou. « Pour le cash qui concerne le transfert monétaire aux jeunes filles scolarisées de 9 à 15 ans, 160.000 filles ont bénéficié avec une somme totale qui s’élève à 4 milliards FCfa. Quant au volet Care 57000 filles ont bénéficié d’un appui de protection et sensibilisé sur l’éducation sexuelle et reproductives», a-t-elle exposé tout en mettant l’accent sur l’accompagnement du gouvernement béninois et des autorités locales qui contribuent à l’atteinte de ce bilan satisfaisant. À en croire Marie-Louise Wijne, Première conseillère à l’ambassade des Pays-Bas, 6% à 27% des jeunes filles scolarisées du Nord-Bénin de 9 à 15 ans, sont confrontées au mariage précoce et au manque de moyens. D’où le choix de cette tranche d’âge par Cash Plus Care afin de diminuer le taux de déscolarisation des filles en leur permettant d’avoir plus de chance pour réussir. Par ailleurs, les diverses activités menées par Cash Plus Care à l’endroit des jeunes filles du Septentrion ont considérablement changé la donne a confirmé le Préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. L’autorité préfectorale a illustré comme exemple l’augmentation du taux des filles aux divers examens dans son département.
Rodéric A. Dèdègnonhou
(Br Borgou-Alibori)

















