La présidente de l’Institut national de la femme, Huguette Bokpè, a procédé vendredi dernier à l’installation officielle du Conseil national des femmes de l’Association mairie des jeunes du Bénin (Cnf-Amjb). La cérémonie, qui a réuni membres de l’Ajmb, femmes leaders et acteurs de la société civile, marque une nouvelle phase dans la promotion du leadership féminin au Bénin.
Portée par l’Association mairie des jeunes du Bénin, présidée par Astérix Goudeagbé, le Conseil national des femmes vise à renforcer la participation des femmes dans les communes. Dans son intervention, le président de l’Amjb a rappelé la vocation du nouveau conseil. « Le Conseil national des femmes est une structure spécialisée créée sous la supervision du Bureau national de l’Ajmb afin de promouvoir le leadership féminin, l’autonomisation des femmes, la participation citoyenne ainsi que le développement socio-économique des femmes du Bénin », a déclaré Astérix Goudeagbé. Selon lui, le Cnf-Amjb se veut « le bras opérationnel » de l’Institut national de la femme sur toutes les questions liées au genre. Il œuvrera notamment pour la protection des droits des femmes et des jeunes filles, la lutte contre les violences basées sur le genre, la promotion de l’entrepreneuriat féminin ainsi que le renforcement des capacités des femmes. Le Conseil fonctionnera avec un mandat de deux ans renouvelable une seule fois. Astérix Goudeagbé a par ailleurs lancé un appel aux partenaires et acteurs de développement afin d’accompagner cette dynamique. Prenant la parole à son tour, Huguette Bokpè a invité les membres du conseil à faire preuve de solidarité et d’engagement dans leur mission. « Le premier combat que nous devons mener, c’est celui d’être absolument entre femmes, solidaires, se réjouissant de la promotion les unes des autres parce que le vrai leader, c’est celui qui fait des leaders », a-t-elle martelé. La présidente de l’Institut national de la femme a également insisté sur la nécessité de valoriser les réalités culturelles dans la lutte pour les droits des femmes. « Mon prochain combat est d’aller à la découverte de nos valeurs endogènes sur lesquelles nous allons nous appuyer avec le code et qui sont compatibles avec la disposition des lois », a-t-elle expliqué. La responsable de l’Inf a enfin rassuré les nouvelles responsables de la disponibilité de son institution à les accompagner dans leurs actions en faveur de la promotion des droits féminins et du développement communautaire.
Mohamed Yasser Amoussa

















