La mairie de Natitingou a franchi un cap important dans l’organisation du transport urbain avec la signature d’un arrêté communal portant réglementation de la circulation des engins à trois roues, communément appelés tricycles. Cette décision, prise le 17 avril 2026, vise à mieux encadrer un secteur en pleine expansion mais également source de nombreux accidents dans la commune.
Selon les motifs exposés dans l’arrêté, cette mesure intervient dans un contexte marqué par une multiplication des cas de décès liés à l’utilisation des tricycles. Face à cette situation préoccupante, l’autorité communale entend instaurer des règles strictes afin de protéger les usagers de la route et améliorer la sécurité publique. Le texte précise que tous les tricycles, qu’ils soient destinés au transport de personnes ou de marchandises, sont concernés par cette réglementation. Désormais, leur exploitation est soumise à plusieurs conditions, notamment l’obtention d’une autorisation délivrée par la mairie ; l’identification obligatoire des engins (numéro, badge, etc.) et le paiement des droits et taxes locaux. Ces mesures visent à formaliser un secteur longtemps resté informel et à faciliter le contrôle des activités.
Des exigences renforcées pour les conducteurs
L’arrêté impose également des obligations strictes aux conducteurs de tricycles. Ceux-ci doivent être titulaires d’un permis ou d’une autorisation de conduite appropriée, respecter les règles de sécurité routière et être identifiables à travers des dispositifs tels que badge ou gilet. Par ailleurs, le port du casque devient obligatoire, traduisant la volonté des autorités de réduire les risques d’accidents graves.
Des restrictions importantes pour la sécurité
Parmi les mesures les plus marquantes, figure l’interdiction du transport de passagers, sauf autorisation expresse du maire après avis des autorités policières compétentes. De plus, les tricycles doivent être en bon état de fonctionnement avant toute mise en circulation. Autre disposition majeure : l’interdiction de circuler au-delà de 18h30 sur le territoire communal. Toute infraction à cette règle expose les contrevenants à une amende de 30 000 francs Cfa, sans préjudice d’autres sanctions administratives. L’application de cet arrêté incombe aux forces de sécurité et aux autorités administratives locales, notamment les commissaires de police, les chefs d’arrondissements et les chefs de quartiers. Ceux-ci sont chargés de veiller au respect strict des nouvelles dispositions.
Une volonté de modernisation du transport urbain
Avec cette réforme, la mairie de Natitingou affiche clairement son ambition de moderniser et sécuriser le secteur du transport urbain. Si ces mesures peuvent susciter des ajustements chez les acteurs concernés, elles traduisent avant tout une volonté de préserver des vies humaines et d’instaurer une meilleure discipline sur les routes.
Géraud Adoukonou
(Br Atacora/Donga)


















