La France a officiellement pris, ce mardi 1er septembre 2026, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies. Membre permanent de cette instance, Paris dirigera les travaux pendant tout le mois de septembre, dans un contexte international marqué par plusieurs crises et de fortes tensions géopolitiques.
Cette présidence offre à la diplomatie française une occasion de mettre en avant ses priorités en matière de paix, de sécurité internationale et de multilatéralisme. La France entend notamment défendre une réforme du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif des équilibres actuels du monde. Elle soutient, à ce titre, l’accession de l’Inde, du Brésil, de l’Allemagne et du Japon au statut de membres permanents, ainsi qu’une meilleure représentation de l’Afrique.
L’Ukraine et le Moyen-Orient au cœur des discussions
La présidence française intervient alors que plusieurs dossiers sensibles devraient mobiliser le Conseil de sécurité. Paris prévoit notamment de consacrer une réunion à la guerre en Ukraine durant la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’Onu. Le Moyen-Orient figurera également parmi les priorités diplomatiques françaises. L’autre enjeu majeur est la sélection du prochain secrétaire général de l’Onu, António Guterres devant quitter ses fonctions à la fin de l’année. La France souhaite contribuer à faire avancer ce processus au sein du Conseil de sécurité.
La présidence française intervient ainsi à un moment stratégique pour l’organisation internationale. Si elle reste limitée à un mois et ne confère pas de pouvoir supplémentaire aux membres permanents, elle permet à Paris de conduire les réunions, d’organiser le programme de travail et de donner une visibilité particulière aux questions qu’il souhaite porter.


















