(Il appelle les jeunes à développer leurs compétences au Bénin)
Une forte quantité de choux a été produite sur le site de maraîchage de Sèmè-Podji, cette année. Dans un entretien exclusif accordé au reporter du journal « Le Matinal » dans son champ, le jeune diplômé de l’Université nationale d’agriculture du Bénin, Isaac Agbanou, s’en est réjoui et a expliqué sa méthode de travail qui lui a permis de réaliser cet exploit qu’il qualifie d’historique.
Près de 100 tonnes de choux. C’est l’exploit réalisé à Sèmè-Podji par Isaac Agbanou, jeune expert en maraîchage, titulaire d’une licence de l’université nationale d’agriculture du Bénin. Comment est-il parvenu à créer cette surprise ? Au cours de l’entretien exclusif accordé à Le Matinal, il a indiqué que c’est la première fois qu’une telle production de choux a été réalisée à Sèmè-Podji. « Cette année, nous avons produit une forte quantité de choux qui s’étend sur environ 2000 planches de 06 mètres carrés, en terme de volume, nous sommes allés à près de 100 tonnes. Nous en sommes fiers, parce que c’est un record que nous avons battu dans notre commune. C’est pour la première fois, je dirai, qu’on a fait une production aussi grande en une seule campagne. En fait, c’est le fruit de l’expérience que nous avons eu dans le domaine…. », a-t-il d’abord déclaré. Ensuite, selon ses propos, c’est grâce à sa persévérance qu’il a réussi à créer cette sensation à Sèmè-Podji. « Lorsque j’avais commencé, on me disait qu’on ne fait pas plus de 50 planches de 06 mètres carrés de choux à Sèmè-Podji. J’ai osé pour la première fois en 2017 faire une production de plus de 50 planches de choux. L’année suivante, j’ai fait une production de 75 planches. Après, en 2019, c’est 100 planches environ. Progressivement, j’ai augmenté ma capacité à le faire. En 2023, plus de 400 planches, en 2025, nous sommes allés au-delà de 1000 planches. Et cette année 2026, nous avons fait au-delà de 2000 planches de 06 mètres carrés de choux. Donc, c’est une question d’expérience, puisqu’il n’est pas bon de se mettre dans la tête que la production du chou est liée à l’utilisation des produits chimiques pour les traiter, mais plutôt, c’est de faire une production intégrée ; c’est-à-dire qu’il faut apporter les éléments en choisissant une bonne variété de choux, faire l’entretien et apporter les matières organiques à temps. Lorsqu’on respecte ces étapes dans la production de choux, la sensibilité de cette spéculation par rapport au bio agresseur est limitée. C’est notre secret dans cette production. Nous prônons réellement une production saine qui respecte les normes environnementales et écologiques….. », a expliqué Isaac Agbanou.
Invite la jeunesse au
travail
Le jeune diplômé de l’Université nationale d’agriculture du Bénin a souligné que l’agriculture au Bénin, depuis plus de 10 ans grâce aux investissements du gouvernement, est devenu un métier d’avenir. Selon ses dires, les jeunes peuvent y facilement gagner leur vie. « En dehors du chou, nous faisons beaucoup d’autres spéculations comme la carotte, la tomate, la menthe, les feuilles de laitue, l’oignon… », a-t-il ajouté, en ce sens qu’il y a un marché d’écoulement des produits maraichers de bonne qualité. « Lorsqu’un maraicher produit de choux au-delà de 100 planches de 06 mètres carrés, c’est qu’il faut le respecter. Si nous avons pris le risque de faire une telle production, c’est qu’il y a déjà le marché. Il y a les bonnes dames de Ouando et d’Ahouangbo de Porto-Novo, de Pahou à Ouidah et d’un peu partout au Bénin qui viennent s’approvisionner, parce que nous avons des produits de qualité et nous disposons des terres pour le maraîchage. Nous avons des produits maraichers consommés pour la plupart au Bénin et dans la sous-région. Ce qui fait que Sèmè-Podji est incontournable dans le maraîchage aujourd’hui… », a martelé Isaac Agbanou. Enfin, pour cette raison, il a invité les jeunes à plus s’investir dans le secteur agricole et cesser d’affirmer qu’il n’y a pas de travail au Bénin. « Il n’y a jamais de chômage. Les jeunes comme moi doivent se donner au travail dans presque tous les domaines. Le reste est d’avoir la volonté et une conviction ferme pour réussir. Il est inutile de s’efforcer à traverser la Méditerranée à la recherche de l’Eldorado. Le mieux, c’est de développer ses compétences au Bénin dans la dignité par l’innovation et la persévérance….. », a-t-il conclu.
J. Y. M.
(Br Ouémé-Plateau)
















