« J’aurais aimé répondre sans ambages oui ou non, mais nous sommes entre deux au Bénin … Et il n’y a pas de liberté à demi-teinte. Soit on l’est ou on ne l’est pas et c’est ce qui en plus des abus, justifie le recul par le Bénin dans le classement … Au Bénin, il faut dire que l’avènement du nouveau départ a fait naître de nouvelles dispositions qui entravent fortement l’exercice en toute liberté de notre métier… Opiner déjà est un problème… Aujourd’hui, opiner au Bénin n’est pas sans conséquence.
Les dispositions du Code numérique qu’on applique aujourd’hui à vau-l’eau et qui nous font exercer la peur au ventre, non plus par la volonté de bien faire, mais de s’attirer des problèmes … La conscience des risques liés à la responsabilité qui nous incombe aujourd’hui par la diffusion, le relais et autre de l’information… Le métier devient moins attrayant, mais plus passionnant que jamais parce que je suppose qu’on n’est pas le 4ème Pouvoir pour rien.
Néanmoins, faisons attention. Les responsabilités sont partagées…Autant sociologiquement, nous nous gourons complètement sur la simple et réelle perception du journalisme autant avec un peu de recul, on comprend que les gouvernants veuillent faire de nous, des chaires à canon pour régler leurs problèmes et semer la terreur et autant il faudra admettre qu’il y a parmi nous des brebis galeuses qui ont intérêt à nourrir cette forme de journalisme qui biaise la perception qu’on a du métier et qui fait le lit à tous les travers çà et là par les gouvernants du monde et aussi du Bénin.
A l’occasion de l’édition 2022, je fais le vœu de gouvernants plus lucides qui gardent à l’esprit que les journalistes sont des partenaires et que lorsque la roue tourne pour eux nous sommes toujours là pour les aider et où porter leur voix et je profite de l’occasion pour appeler tous à changer leur regard sur le métier et je souhaite bon courage aux collègues ».
















