Dans le but de valoriser le Vodùn, le Hunnongan Allofa Aklombessi Ayéboua, prêtre de couvent, a réaffirmé son engagement pour la pérennisation des valeurs endogènes, lors de la cérémonie annuelle des Huétànú organisée du 09 au 15 février 2022, dans le village Hêdjinawa dans l’arrondissement d’Atchannou, Commune d’Athiémé.
Du 09 au 15 février 2022, le village Hêdjinawa, dans l’arrondissement d’Atchannou, Commune d’Athiémé, a abrité la cérémonie des Huétánú. Cette édition a été placée sous le signe de la divinité Hêbiosso, une divinité protectrice des biens et des personnes.A cette occasion, le Hounnongan Allofa Aklombessi Ayéboua a renouvelé son engagement devant ses divinités. Au cours de la cérémonie dite ‘Pétatrotro », le temple du Hounnon Allofa, était rempli de monde, en l’occurrence, des personnalités politiques et administratives, des parents et des collègues et fidèles venus le soutenir. De même, l’ambiance était des plus captivantes imprégnée de libations, et de rythme des tam-tams Vodùn. Marcel Ayi Ayité, guide touristique dans la Commune d’Athiémé participant à la cérémonie, a profité de l’occasion pour livrer ses impressions sur la personne de Allofa Aklombessi qui succède à son père Hounnongan Ayéboua, un grand Maître du Vodùn Hèbiosso qui a sauvé la vie de plusieurs personnes dans le village Hêdjinawa et environs. Par ailleurs, « comme l’ont pratiqué les ancêtres et les aïeux : Akumblati, Donu-Aditi, Ayeboua Govi, Djossou Tinglinsu, Gbêhanzin, Tégbésu et bien d’autres encore, cela nous traverse le sang quelles que soient nos obédiences religieuses. Donc, c’est tout ce que nous avons de plus cher de notre vie. C’est donc avec un grand plaisir et détermination que j’organise les diverses cérémonies qui suivent actuellement. C’est une œuvre que mon feu père Hunnu Ayéboua a héritée. Il s’agit d’un don auquel et je ne pourrai m’échapper. Chaque année, je l’organise tel que mes grands-parents le faisaient sans discrimination aucune. Les cérémonies sont sacrées. Seuls les adeptes ou initiés pourront intégrer les couvents. Les adeptes du Vodùn sont venus de plusieurs localités du Bénin (Athiémé, Guézin, Sègbohouè et Lokossa), du Togo (Agomey Glozoun, Agomey Séva, Afangnan, Aklaku et Anécho). Nous avons invoqué les divinités afin que les maladies qui troublent le monde aujourd’hui soient simplement mises hors de la terre. Nos prières ont été également faites à l’endroit des femmes qui doivent être rigoureusement fidèles à leur mari.Elles doivent éviter tout acte d’avortement. Il est révélé que toute femme qui va s’adonner aux actes d’avortement ou d’adultère aura de graves conséquences durant toute sa vie. Cette année est une période de richesse, mais dans le travail bien fait. Alors, chacun doit travailler énormément et le bonheur nous parviendra », a confié Hunnon Allofa Aklombessi Ayéboua. Il n’a pas manqué d’implorer les divinités pour faire jaillir les bénédictions. « J’implore toutes les divinités afin que les bénédictions soient. Nous, garants de la tradition, au sujet de nos biens culturels qui sont rentrés au bercail et qui sont en exposition actuellement au palais de La Marina, une forte et rigoureuse invocation est dite pour redonner à ces objets culturels toutes les valeurs ancestrales et culturelles qu’il faut pour que cela ne procure que de richesse et la paix pour notre pays le Bénin. Aux noms des mânes de nos ancêtres, le Coronavirus n’aura point d’effet sur quiconque dans notre le Bénin en général. Que la santé règne sur nos autorités à divers niveaux, notamment le ministre de la Culture Jean-Michel Abimbola», a confié Hunnon Allofa Aklombessi Ayéboua. Le Vodùn regorge incontestablement des valeurs culturelles et artistiques mirobolantes. C’est pourquoi, en vue de permettre aux divers publics, d’en jouir confortablement, le gouvernement du président Patrice Talon, envisage la création autour des temples, des équipements d’accueil et de restauration.
J.-E. C.(Br Mono-Couffo)




















