Les épreuves pratiques de l’examen du Baccalauréat technique sont actuellement dans plusieurs centres retenus à cet effet. Les compositions ont démarré, mardi 2 juin 2026, avec le lancement officiel effectué par une délégation gouvernementale composée du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en charge de la formation technique, du ministre de l’Enseignement secondaire, de cadres des deux ministères ainsi que du directeur de l’Office du Baccalauréat.
Ils sont au total 9 573 candidats à prendre part à la phase pratique de l’examen du Baccalauréat technique, session de juin 2026, sur toute l’étendue du territoire national. Au Lycée technique Coulibaly, centre qui a abrité le lancement, la ministre de l’enseignement supérieur et celui des enseignements secondaires, assistés des cadres et directeurs techniques et structurels ont prodigué des messages d’encouragement aux candidats. Dans son intervention, le ministre de l’enseignement secondaire, Clément Kouchadé a indiqué que de très bons résultats sont attendus à l’issue de cette phase pratique. « Il faut que le taux de succès soit assez important, mais au-delà de cela, c’est le produit que nous sortons qui compte. Il faudra que les produits qui sortent soient vraiment très importants et utilisables sur le marché de l’emploi», a-t-il confié. Au dire de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en charge de la formation technique, Sèdami Medegan Fagla, l’évolution des effectifs dans les filières techniques constitue une source de satisfaction. « En 2016, nous étions autour de 2 000 apprenants et aujourd’hui nous sommes pratiquement à 10 000. De l’année dernière à aujourd’hui, il y a eu 20 % d’accroissement», a-t-elle souligné. Selon la ministre, cette progression traduit le succès des réformes engagées par le gouvernement pour rendre les formations techniques plus attractives. «Nous avons grandement besoin de ces apprenants et nous allons continuer à travailler pour accroître davantage les effectifs dans les filières techniques », a ajouté la ministre. Pour finir, l’autorité a salué le professionnalisme de l’Office du Baccalauréat qui fait preuve de son expérience et ses capacités à organiser les épreuves dans d’excellentes conditions. Dans ses explications, le superviseur général de Cotonou, François-Xavier Fifatin, a martelé que sept séries sont concernées. Il s’agit notamment des séries F1 (fabrication mécanique), F2 (électronique), F3 (électrotechnique), F4 (bâtiment et travaux publics), G1 (secrétariat), EA (eau et assainissement) et E, équivalente à la série C du cycle long. Détaillant les statistiques nationales, il a indiqué que la série E compte 23 candidats, EA, 240 candidats, F1, 473 candidats, F2, 192 candidats, F3, 3 477 candidats, F4, 4 554 candidats et G1, 610 candidats. Les épreuves se déroulent dans plusieurs centres, notamment les Lycées techniques Coulibaly et Kpondéhou à Cotonou, le centre Don Bosco, l’Institut Asba d’Abomey-Calavi ainsi que les centres de Porto-Novo, Bohicon et Parakou. « Les compositions s’étendront sur une durée comprise entre trois et vingt jours en fonction des séries. Pour les épreuves pratiques, l’ordre de passage des candidats est tiré au sort et les apprenants composent en groupe. Les corrections se font sur place sous anonymat avant le dépôt des notes auprès du superviseur général», a clarifié le professeur. Au terme de la phase pratique, les candidats rejoindront, comme tous les autres postulants au Baccalauréat, leurs centres respectifs le 15 juin prochain pour les épreuves écrites.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)
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