Le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est adonné à un ultime face-à-face avec la presse nationale, mercredi 20 mai 2026. L’exercice a été pour le conférencier, l’occasion d’aborder divers sujets brûlants de l’actualité socio-politique nationale.
La question relative à la supposée mise en liberté clandestine de l’homme d’affaires Olivier Boko a été l’un des sujets abordés au cours de cette conférence de presse. Sur cette actualité qui défraie la chronique depuis quelques jours, le porte-parole du gouvernement s’est inscrit en faux contre les rumeurs faisant état d’une éventuelle mise en liberté de l’ex-ami et allié de Patrice Talon. « Mr Boko à ce que je sache, se trouve en prison » a indiqué le patron de la communication gouvernementale qui invite les populations à ne pas surfer sur les conneries ventilées sur les réseaux et à ne pas se laisser distraire par les manipulateurs qui en mal de sujets, en inventent pour faire du buzz. « Moi, de ma position, je sais qu’il se trouve en prison » a-t-il clarifié appelant ceux qui soutiennent le contraire à rapporter la preuve de leurs allégations. Pour rappel, au terme d’un procès pour complot contre la sûreté de l’Etat et corruption d’agent public le jeudi 30 janvier 2025, les principaux mis en cause à savoir Olivier Boko, Oswald Homéky et Rock Niéri, ont été condamnés à 20 ans d’emprisonnement et au paiement chacun, de la somme de 4,5 milliards de FCfa. En outren, ils doivent solidairement payer à l’Etat 60 milliards de FCfa pour les préjudices subis. Si les deux premiers coupables sont en prison, Rock Niéri qui par ailleurs est le beau-frère d’Olivier Boko, est en cavale depuis lors.
Lueur d’espoir pour les « prisonniers politiques » ?
Le sort des personnalités politiques condamnées pour divers crimes et infractions et qui purgent leurs peines en prison est revenu à la surface des échanges entre Wilfried Léandre Houngbédji et les acteurs des médias. La question fait l’objet de supputations au sein de l’opinion où beaucoup estiment que le président Patrice Talon sortirait par la grande porte s’il leur accordait la grâce présidentielle avant son départ du pouvoir le 24 mai prochain. Opinant sur le sujet, le porte-parole du gouvernement a d’abord clarifié que le fait pour des acteurs politiques de se retrouver en prison pour diverses infractions, ne fait pas d’eux des prisonniers politiques. Le conférencier a ensuite fait observer que les dates du 31 juillet ou du 31 décembre sont généralement plus indiquées pour accorder la grâce présidentielle. Sans être péremptoire, il a ouvert une parenthèse qui pourrait sonner comme une lueur d’espoir pour toutes les personnalités concernées. « En quatre-vingt-seize heures, beaucoup de choses peuvent se passer, y compris les choses que vous n’espérez pas. Et peut-être aussi que les choses que vous espérez peuvent ne pas advenir », a laissé entendre Wilfried Léandre Houngbédji. Pour rappel, sur la question de la libération des « prisonniers politiques » ou « exilés politiques », Patrice Talon a toujours adopté une position catégorique. Pour lui, il n’est pas question d’absoudre les faits ayant conduit ces personnalités en prison ou en exil. Force devra donc rester à la loi et l’autorité de l’Etat se doit d’être restaurée.
Licenciement à la Srtb : « c’est déplorable »
Il y a quelques jours, 169 agents de la Société de radio et télévision du Bénin (Srtb) ont été licenciés pour des raisons qui jusque-là restent encore floues. Réagissant à cette actualité, Wilfried Léandre Houngébdji a indiqué que cette décision n’émane pas du gouvernement. Cependant, tout en ne déniant pas aux responsables de la société, le droit de procéder à de tels licenciements, le Porte-parole du gouvernement a quelque peu déploré la manière. « A partir du moment où ils ont planifié une telle décision, ils auraient gagné à faire savoir au personnel, un peu avant pour préparer les uns et les autres à cette éventualité parce que nous avons appris que les gens ont été pris au dépourvu. Ils ont eu l’information au dernier moment. Humainement, je pense que c’est déplorable. Ils auraient pu être avertis avant, se préparer y compris ceux qui ne sont pas concernés pour que chacun sache que ça peut arriver à tout moment », a indiqué le patron de la communication gouvernementale.
Gabin Goubiyi




















