L’esplanade extérieure de l’Assemblée nationale a vibré dans la soirée du vendredi 13 octobre 2023, aux couleurs de la célébration en différé de la Journée internationale des filles. L’édition 2023 dont le thème porte sur « Investir dans les droits des filles, notre leadership et notre bien-être » a été placée sous la haute autorité de la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima.
La ville de Porto-Novo se réjouit d’accueillir cette 11ème édition de la Journée internationale des filles. Cette journée est selon le maire Charlemagne Yankoty une occasion exceptionnelle pour reconnaître le potentiel extraordinaire des filles du monde entier et pour réfléchir sur le chemin parcouru pour l’atteinte de l’égalité des genres. « Lorsque les femmes et les filles prennent l’initiative, elles peuvent faire évoluer les mentalités, ressusciter le changement et faire progresser les politiques et les solutions qui répondent à leurs besoins. Nous, nous sommes persuadés que la dynamique sera maintenue jusqu’à l’atteinte des objectifs et nous invitons les filles à saisir les opportunités qui s’offrent à elles pour relever le défi afin de susciter le changement », a conclu le maire Charlemagne Yankoty. Orlane Mafon, porte-voix des filles, en sa qualité de présidente du conseil consultatif national des enfants (Ccne), a exhorté ses camarades filles du Bénin à bannir le silence de leur vocabulaire. « Quand vous êtes victimes d’un quelconque abus, d’une exploitation, violence ou autres violations de vos droits, je nous invite à plus d’ardeur, à plus de détermination, à plus d’engagement, car, comme l’a dit Charles Guillaume Étienne, on n’est jamais si servi que par soi-même ». C’est pourquoi, elle exhorte toutes les filles à se lever à l’image des Amazones comme la vice-présidente de la République, la ministre des Affaires sociales, la représentante du président de l’Assemblée nationale, la députée Chantal Ahyi pour prendre une part active dans tout ce qui se fait pour elles. Car ce qui se fait pour elles, sans elles est contre elles. Répondant aux des partenaires techniques et financiers, Salvatore Niyonzima, représentant résident du système des nations unies au Bénin a rassuré les filles du Bénin de leur détermination à préserver leurs droits. Il rassure également le gouvernement du président Patrice Talon qui a beaucoup œuvré à travers des réformes conséquentes pour l’épanouissement des filles de leur engagement sans faille. Quant à la ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé, elle a indiqué que « L’enfant a en outre le droit d’être protégé par le Gouvernement de son pays, d’être protégé par ses parents, d’être protégé contre toutes formes de discriminations, contre toutes formes de violences physiques ou psychologiques, contre les drogues, les guerres, les abus sexuels, la maltraitance, la cruauté, l’exploitation, et l’enlèvement. » Par ailleurs, elle s’est indignée du fait que malgré les actions en faveur de la protection des filles, l’on assiste encore à des violations innommables de leurs droits. « Les mariages précoces ont toujours cours dans certaines communautés de notre pays, même si beaucoup de chefs religieux et de leaders traditionnels ont tourné dos à la pratique. Je salue du haut de cette tribune, tous les leaders religieux, traditionnels, élus locaux et autres qui se sont engagés à travers nos actions à éradiquer ce fléau », a-t-elle déclaré.
Les actions du gouvernement saluées
On peut compter sur le premier citoyen de la Nation qui a beaucoup œuvré pour la cause des filles. « Le président Patrice Talon fait de la protection de la fille une question de coeur. L’arsenal juridique de protection a été ainsi renforcé depuis 2021, criminalisant mariages précoces, forcés et mutilations génitales féminines. Touché de près par les nombreux témoignages de harcèlement sexuel des filles, vulnérables entre autres du fait de leur jeune âge, le gouvernement du Président Talon a fait de notre pays un pionnier en matière de lutte, interdisant toute relation intime entre un formateur ou enseignant avec son apprenant ». Aussi, a-t-elle précisé qu’à travers la loi du 20 décembre 2021 portant répression des infractions commises à raison du sexe des personnes, le législateur a donné un signal fort en renforçant la protection des filles contre toutes formes d’abus et en corsant les sanctions. Cela traduit la forte volonté politique du chef de l’Etat, véritablement soucieux de la protection des filles. Elle n’a pas occulté les avantages du code des personnes et de la famille. Le code des personnes et de la famille également modifié en 2021 permet désormais à la fille de transmettre le patronyme si c’est le souhait des parents.
Martial Agoli-Agbo (Br Ouémé-Plateau)
















