Un ressortissant Nigérien risque sept ans de prison ferme à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Le prévenu et ses deux co-accusés ont été arrêtés en possession d’une importante quantité de faux médicaments et de quarante-un (41) millions de francs Cfa. Ils ont comparus devant la juridiction spéciale en fin de semaine dernière. Les trois accusés de nationalité nigérienne sont poursuivis pour des faits d’exercice illégal en pharmacie et de blanchiment de capitaux. Selon le parquet spécial de la Criet, le principal prévenu serait le cerveau et les deux autres accusés qui sont ses compatriotes seraient ses employés dans le commerce de faux médicaments. Les prévenus ont été arrêtés dans un kiosque de vente de faux médicaments dont le Tramadol. La perquisition chez ce dernier a permis de saisir un peu plus de 41 millions FCfa, selon l’accusation. Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a demandé à la Cour de requalifier les faits d’exercice illégal en pharmacie en vente de médicaments falsifiés. Il a sollicité la relaxe des deux co-accusés au bénéfice du doute. Quant au principal prévenu, il a suggéré à la Cour de le retenir dans les liens de la justice pour blanchiment de capitaux et de médicaments falsifiés. Il a, par la suite requis sept (07) ans de prison ferme et la confiscation des 41 millions de FCfa saisis chez le prévenu. Le juge a renvoyé le verdict du procès au jeudi 7 mars 2024.
Patrice Zoundé (Coll)

















