En France, le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi 17 septembre 2025 dix (10) militants identitaires à des amendes allant de 1.000 à 3.000 euros pour avoir publié sur les réseaux sociaux une banderole à connotation raciste fustigeant la participation de la chanteuse franco-malienne à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024.
Les faits remontent en mars 2025. Alors que des rumeurs venant des médias français annonçaient que le comité d’organisation des JO de Paris 2024 avait sollicité les services d’Aya Nakamura pour interpréter la chanson « Hymne à l’amour » d’Édith Piaf, certains groupuscules d’extrême droite se sont attaqués à la chanteuse de 30 ans sur les réseaux sociaux indexant la couleur de sa peau et ses origines africaines.
« Y a pas moyen Aya, ici, c’est Paris, pas le marché de Bamako…», peut-on lire sur une banderole tenue par les protagonistes et publiée sur le réseau social X. Cela a suscité un tollé de réaction à travers toute la France notamment de par plusieurs défenseurs antiracistes. Quelques jours plus tard, Aya Nakamura a porté plainte. Dans sa décision rendue ce mercredi, le tribunal a qualifié l’acte posé par les mises en cause d’injures publiques aggravées, une infraction moins grave en France. Ainsi, sur les treize (13) militants identitaires poursuivis, trois (03) ont été relaxés, deux (02) ont écopé chacun une amende de 3000 euros, l’un à 3000 euros dont 1000 euros avec sursis, trois à 2000 euros avec sursis et quatre à 3000 euros dont 2000 euros avec sursis.
Il faut noter que Aya Nakamura est l’une des artistes les plus suivies au monde ayant une présence remarquable sur les plateformes numériques (plus de 291 millions d’abonnés sur YouTube). En 2020, elle a intégré le top 300 mondial sur Spotify. Lors de la cérémonie des JO de 2024, elle a séduit le public à travers sa mélodieuse voix et ses tubes.




















