À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la vague de soutiens autour de la candidature de l’unique porte-étendard de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni entre dans sa ligne droite. Plus de 300 associations et mouvements, répartis sur toute l’étendue du territoire national, ont décidé de se constituer en une vaste plateforme de soutien afin de ratisser large et d’assurer une victoire éclatante au probable successeur de Patrice Talon.
Réunis autour d’une même ambition, ces associations et mouvements issus de plusieurs horizons du Bénin, soutenant la candidature de Romuald Wadagni, entendent mutualiser leurs forces pour structurer un maillage complet du pays. L’objectif affiché est clair : porter le message du candidat dans les villes, les campagnes et dans les contrées les plus reculées du Bénin. Selon les initiateurs, cette démarche vise à donner plus de cohérence et d’efficacité aux actions de terrain. Il ne sera plus question d’initiatives dispersées, mais d’une stratégie concertée pour accroître l’impact des campagnes de sensibilisation et de mobilisation. Au-delà du simple soutien politique, cette plateforme entend également assurer une convergence des initiatives et actions des mouvements en vue d’une implication de toutes les couches de la société dans le processus électoral pour un taux de participation d’au-moins 75% à la présidentielle de 2026. Selon Faridath Naro Assouma, présidente du mouvement Dynamique Nord, l’objectif est de montrer qu’il faut commencer à travailler sur le terrain pour inciter les populations à voter, afin d’avoir un taux de participation minimum de 70%. « Nous avons fait beaucoup de réalisations au cours des dix dernières années. C’est un candidat reconnu pour ses compétences, pour son apport, pour sa plus-value dans le pays. Nous sommes capables d’avoir 75% sur le territoire national. Il faudra juste aller sur le terrain, apporter les moyens logistiques, les moyens de vote, les cartes aux populations, les sensibiliser, leur montrer l’intérêt de la chose et ça va se faire », a-t-elle laissé entendre. Les responsables des mouvements insistent sur la nécessité de sensibiliser les populations sur le bien-fondé du droit civique, souvent perçu comme un simple rituel électoral, alors qu’il constitue, selon eux, un acte fondamental d’engagement démocratique. Dans cette optique, des équipes seront déployées sur le terrain pour échanger directement avec les populations à la base. Des causeries-débats, des caravanes d’information et des rencontres communautaires sont prévues afin d’expliquer les enjeux du scrutin présidentiel et de convaincre les électeurs de se rendre massivement aux urnes. Les soutiens de Romuald Wadagni mettent en avant la nécessité de préserver et de consolider la dynamique de réformes engagée depuis 2016 sous la gouvernance de la mouvance. Dans leurs discours, les responsables des associations soulignent que la victoire de leur candidat garantirait la stabilité et la poursuite des chantiers en cours. Pour y parvenir, seule une mobilisation massive permettra d’atteindre cet objectif et d’éviter toute dispersion des voix.
Un maillage national stratégique
Avec plus de 300 mouvements et associations engagés, le dispositif annoncé se veut inédit par son ampleur. Chaque organisation aura pour mission de couvrir une zone géographique précise, assurant ainsi une présence constante sur le terrain. Ce croisement national vise à toucher toutes les couches sociales et à transformer chaque militant en relais d’opinion. À travers cette mobilisation collective, les soutiens de Romuald Wadagni affichent leur détermination à faire du scrutin du 12 avril 2026 une démonstration de force politique. Au dire de Elie Boco, coordonnateur adjoint chargé des organisations de masse au niveau du Mouvement Jeune pour Jeunes, l’objectif spécifique est de travailler à faire sortir massivement le peuple béninois pour aller aux urnes. « Le défi majeur est d’avoir au moins 75% de taux de participation pour les élections. Les responsables des mouvements de soutien ont été outillés à travailler les stratégies, les méthodes à utiliser sur le terrain, dans les jours à venir, afin que nous puissions avoir ces résultats que nous attendons le soir du 12 avril », a-t-il indiqué. Il y aura, entre autres, des campagnes de sensibilisation de proximité, des séances d’échanges sur l’importance de l’exercice du droit civique.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)




















