Dans la salle de conférence de l’hôtel d’Abomey, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a officiellement lancé, hier lundi 16 mars 2026, la deuxième vague de son séminaire de formation dédié aux journalistes et animateurs de radio sur le thème : « La gestion des émissions interactives, un format très prisé du public mais aussi porteur de défis majeurs, surtout en période électorale. »
Après une première session organisée à Bohicon en novembre 2025, la Haac a jugé nécessaire d’élargir l’initiative afin de toucher davantage de professionnels. « Ces émissions sont des espaces d’expression citoyenne, mais elles peuvent aussi devenir des vecteurs de tensions si elles ne sont pas bien encadrées », a rappelé le conseiller Marcellin Ahonoukoun, représentant le président de l’institution de régulation, lors de l’ouverture des travaux. À moins d’un mois de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la responsabilité des médias est au cœur des préoccupations. Les émissions interactives, où les auditeurs interviennent en direct, doivent rester des lieux de débat constructif et respectueux des lois. Les risques sont connus : propos diffamatoires, incitations à la haine, informations non vérifiées… autant de dérives que les animateurs doivent apprendre à maîtriser. Pendant deux jours, les participants suivront des communications sur : le cadre juridique et la responsabilité éditoriale des animateurs, les techniques de modération des interventions du public, la gestion des crises en direct, les exigences d’éthique et de déontologie journalistique. Des formateurs expérimentés partageront leurs pratiques et inviteront les journalistes à échanger sur leurs expériences de terrain. « C’est de cette interaction que naîtront les enseignements les plus utiles », a insisté le conseiller. Dans ses propos liminaire, François Awoudo, Secrétaire général de la Haac, au regard de l’importance de l’objet de cette formation, a exhorté les journalistes à faire preuve de rigueur et de responsabilité. « La Haac compte sur votre professionnalisme pour contribuer à un débat public apaisé et constructif», a-t-il souligné. Le séminaire, placé sous le signe du renforcement des capacités, s’annonce donc comme une étape clé pour garantir des médias responsables et une couverture électorale respectueuse des principes démocratiques.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)


















