(Le septentrion impacté par le mouvement sportif)
Réunis à la place Zongo de Parakou le dimanche 29 mars 2026, les acteurs du mouvement sportif national ont témoigné leur reconnaissance au Chef de l’État Patrice Talon tout en scellant un pacte de continuité. Sous l’égide de la Coalition nationale sportive pour Romuald Wadagni (Cnsr) et le parrainage de Mathurin de Chacus, cette mobilisation d’envergure a transformé la cité des Koburu en épicentre d’un soutien franc à la candidature du ministre d’État.
La place Zongo a vécu une ferveur singulière, prolongeant l’élan de gratitude initié le 7 mars dernier à Cotonou. Dirigeants de fédérations, athlètes de haut niveau et sympathisants ont convergé vers le Nord pour saluer les mutations structurelles du sport béninois sous l’ère de la Rupture. Le parrain de l’événement, Mathurin de Chacus, n’a pas tari d’éloges sur le bilan du régime sortant, rappelant le chemin parcouru depuis l’amateurisme ambiant d’autrefois. « Nous sommes surtout venus pour reconnaître, témoigner et célébrer un grand homme d’État, un homme de vision, qui a su, en quelques années, transformer profondément notre pays », a lancé le président de la Fédération béninoise de football, parrain de la Cnsr. Pour illustrer la pertinence de l’action publique, il a invoqué la sagesse locale en langue bariba : « Nii kɛ́ru suun, kɛ́ru wɛ́ra», signifiant que le travail bien fait porte en lui-même sa propre résonance. L’intervention du patron du football béninois a mis en exergue la métamorphose des infrastructures et la professionnalisation des disciplines qui, selon lui, font désormais du sport un véritable levier de fierté et d’épanouissement économique. « Le président Talon a compris que le sport n’est pas un loisir, mais un levier de développement, de cohésion sociale et de fierté nationale », a-t-il soutenu avec conviction. Devant une assistance conquise, l’orateur a martelé que ces acquis ne relèvent plus de la promesse mais d’une réalité concrète qui « nourrit son homme au Bénin ». Cet hommage appuyé servait de socle à un message politique plus offensif, orienté vers l’échéance électorale du 12 avril prochain.
Romuald Wadagni garant naturel de cet héritage précieux
Le ton s’est fait plus solennel lorsque la question de la succession a été abordée. Pour le monde sportif représenté à Parakou, l’heure n’est pas à l’expérimentation mais à la consolidation des chantiers ouverts. Mathurin de Chacus a ainsi désigné Romuald Wadagni comme le garant naturel de cet héritage précieux. « On ne change pas une équipe qui gagne ! On ne confie pas un match décisif à quelqu’un qui n’a jamais joué ! », a prévenu le président de la Fbf, fustigeant une alternance qui manquerait de vision. Selon lui, le candidat Wadagni, de par sa connaissance intime des réformes et son exigence d’excellence, incarne l’homme idéal pour amplifier la dynamique de modernisation et porter plus haut l’étendard du Bénin sur la scène internationale. En clôturant ce rassemblement par ce qu’il a baptisé « l’Appel de Parakou », Mathurin de Chacus a exhorté ses pairs et les citoyens à une mobilisation massive dans les urnes. Il voit dans le vote pour le duo Wadagni-Talata un acte de défense des intérêts sportifs nationaux. « En votant pour eux, vous voterez pour la continuité de l’excellence sportive », a-t-il conclu sous une ovation debout. Cette sortie musclée à Parakou témoigne de la volonté du secteur sportif de peser de tout son poids dans le choix du futur locataire de la Marina, plaçant la stabilité des réformes au cœur du débat démocratique.
Karol B. Sékou (Coll)




















