À trois jours de l’élection présidentielle, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a reçu, ce jeudi 9 avril 2026 à Cotonou, la délégation de la mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Conduite par l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo, arrivé la veille sur le territoire béninois, la mission a tenu une séance de travail avec les membres du Conseil électoral.
Dès les premiers échanges, le chef de mission a insisté sur l’importance de la crédibilité du scrutin à venir. Il a rappelé que la robustesse des institutions démocratiques repose avant tout sur la confiance et l’adhésion des acteurs politiques ainsi que des citoyens aux règles qui encadrent le jeu électoral.
Une mission déployée à l’échelle nationale
La délégation de la Cedeao comprend plus de 150 observateurs déployés dans les différentes localités du pays. Leur mission couvre l’ensemble du processus électoral, depuis l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à la compilation des résultats. L’objectif affiché est de veiller au respect des standards démocratiques en vigueur dans l’espace communautaire.
Bien qu’aucune communication officielle n’ait sanctionné la rencontre, il est probable que les discussions aient porté sur les dispositifs opérationnels mis en place par la Céna. Parmi les points évoqués figureraient notamment la distribution du matériel électoral, la formation des agents électoraux et les mécanismes de transmission des résultats.
Parallèlement, l’institution en charge de l’organisation du scrutin poursuit ses préparatifs logistiques. Le déploiement du matériel électoral est actuellement en cours sur toute l’étendue du territoire, en prélude au vote.
Un scrutin sous le sceau d’une nouvelle Constitution
Le rendez-vous électoral du 12 avril mettra aux prises deux candidats : Romuald Wadagni et Paul Hounkpè. Cette élection s’inscrit dans un contexte institutionnel inédit, marqué par l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution béninoise.
Parmi les principales innovations, figure l’instauration d’un mandat présidentiel de sept ans, en remplacement du quinquennat. Une réforme qui modifie en profondeur l’architecture du système politique et confère une dimension particulière au scrutin.
L.A.




















