La salle de réunion de la mairie de Natitingou a servi de cadre à la présentation du point de mise en œuvre de la réforme de l’orpaillage dans le département de l’Atacora. Cette séance de restitution a été conduite par la Directrice générale des mines, Afouda Y. O. Blandine, en présence du maire et de son exécutif communal, des représentants des orpailleurs ainsi que des cadres techniques de la mairie.
Selon la Directrice générale des mines, cette rencontre visait à présenter les actions déjà menées dans le cadre de la réforme de l’exploitation artisanale de l’or, communément appelée orpaillage, dans les communes de Natitingou, Toucountouna et plus largement dans le département de l’Atacora. Elle a rappelé qu’un vaste recensement et une opération d’enrôlement des acteurs intervenant sur les sites d’orpaillage ont été réalisés courant 2022-2023. Cette opération a permis d’identifier environ 8 450 personnes actives sur les différents sites, dont la majorité dans la commune de Natitingou, suivie de Toucountouna et de Kouandé. À la suite de cet enrôlement, des séances de sensibilisation ont été organisées à l’endroit des orpailleurs afin de leur expliquer les nouvelles orientations de l’État. Dans le cadre de la réforme, l’État avait suspendu la délivrance des autorisations d’exploitation artisanale. Pour reprendre cette délivrance dans un cadre légal et mieux organisé, il a été jugé nécessaire de redéfinir et de délimiter des espaces spécifiques destinés aux petits exploitants. Des sites ont ainsi été identifiés et recoupés, notamment ceux situés dans des périmètres déjà attribués à des sociétés minières titulaires de permis. Un arbitrage a été mené, à l’issue duquel un espace dédié sera officiellement concédé aux orpailleurs artisanaux. Désormais, il ne sera plus question d’exercer de manière anarchique sur des permis appartenant à des sociétés. L’objectif est d’assurer un meilleur suivi, de connaître avec précision le nombre d’exploitants et d’éviter les situations de pillage observées par le passé. La Directrice générale des mines a également évoqué la situation du site de Koussigou Montagne, attribué à la société minière Xinquan, entreprise d’origine chinoise régulièrement détentrice d’un permis d’exploitation. Elle a été ferme sur la question des exploitants illégaux qui occupent encore ce site : l’État ne reconnaît aucune activité illégale. Les poches de résistance constatées seront systématiquement démantelées. Les personnes concernées sont invitées à quitter les lieux avant toute opération de répression. Elle a souligné que les autorités départementales, notamment le Préfet de l’Atacora, œuvrent pour permettre à la société légalement installée de jouir pleinement de son permis et d’exercer ses activités conformément à la réglementation. À ce jour, une seule société est autorisée à exploiter l’or dans la commune de Natitingou : Xinquan. D’autres sociétés disposent de permis de recherche, mais ne sont pas encore autorisées à passer à l’exploitation. Cette autorisation ne peut intervenir qu’après des travaux concluants et une validation officielle de l’État. À travers cette réforme, l’État béninois entend assainir le secteur de l’orpaillage dans l’Atacora, protéger les ressources minières nationales, garantir le respect des permis attribués et encadrer durablement les exploitants artisanaux. La séance de restitution a permis des échanges francs avec les représentants des orpailleurs et les autorités communales, ouvrant la voie à une meilleure collaboration pour une exploitation responsable, encadrée et bénéfique au développement local.
G. A
(Chef Bureau
Atacora-Donga)




















