L’Institut des Artisans de Justice et de Paix (Iajp/Co) a organisé, le jeudi 19 mars à Cotonou, la phase finale de son cycle trimestriel de réflexion consacré aux réformes constitutionnelles en Afrique. Cette rencontre, structurée en cercles De réflexion, vient clore un programme amorcé en janvier par une conférence inaugurale, puis enrichi en février par un débat public.
Pour cette dernière étape, les participants ont été répartis en trois groupes de travail, chacun encadré par un universitaire : les professeurs Maxime da Cruz, Monique Ouassa Kouaro et Maxime Hounyovi. Tous ont planché sur une problématique commune : « Réformes constitutionnelles en Afrique : entre efficacité, stabilité et controverses ». Les échanges ont permis d’explorer plusieurs angles d’analyse. Certains intervenants ont défendu l’idée que les révisions constitutionnelles constituent des outils nécessaires d’adaptation aux réalités politiques et socio-économiques. D’autres ont plutôt souligné les tensions qu’elles peuvent engendrer, en particulier lorsqu’elles concernent la limitation des mandats ou la répartition des pouvoirs. Les encadreurs ont enrichi les discussions par des apports théoriques et des comparaisons tirées de diverses expériences africaines. Les débats ont également abordé les procédures de révision, les mécanismes de consultation citoyenne ainsi que le rôle des juridictions constitutionnelles. Cette initiative s’inscrit dans une démarche pédagogique progressive, articulée autour de trois phases : conférence, débat et travaux pratiques. Elle vise à favoriser une meilleure appropriation des enjeux par les participants. Dans un contexte marqué par des révisions constitutionnelles fréquentes sur le continent, les discussions ont insisté sur l’importance de la transparence, de l’inclusivité et du respect des principes fondamentaux afin de limiter les controverses et renforcer la légitimité institutionnelle.
L.A.

















