Dans la 8ème circonscription électorale, des caciques du Bloc républicain (Br), le député Charles Toko, le ministre conseiller, Rachidi Gbadamassi, et l’ancien ministre des Mines, Samou Adambi, ont décidé de céder place aux jeunes sur la liste de candidatures de leur parti pour les prochaines élections législatives. Ils ont posé un acte de sagesse que beaucoup de députés vétérans devraient suivre.
Faire la promotion des jeunes, telle est la principale raison qui justifie le retrait volontaire de trois caciques du Bloc républicain dans la 8ème circonscription électorale. Le ministre conseiller, Rachidi Gbadamassi, le député actuel, Charles Toko et l’ancien ministre des Mines, Samou Adambi ont pris cette décision historique de céder la place à la nouvelle génération afin de permettre à cette dernière de faire ses preuves à l’Assemblée nationale. Et pour cause ! Il faut noter que ces trois hommes ont pendant longtemps marqué la vie politique à Parakou et environs. Ils se sont souvent livrés des guerres sans merci. Depuis 2003, Rachidi Gbadamassi est toujours membre de toutes les législatures à l’exception de celle en cours, puisqu’il a été battu par les Démocrates en 2023. Samou Adambi est farouchement resté dans cette concurrence avec des titres politiques. Quant à Charles Toko, il a été maire et premier adjoint au maire de Parakou, avant d’être député en 2023. Il en ressort qu’ils ont marqué les esprits en politique à Parakou et environs depuis plus de 20 ans. Leur retrait des législatives de 2026 est apprécié par les populations qui y voient un geste de sagesse. Selon les informations, des députés tels que Lazare Sèhouéto, Eustache Akpovi, Edmonde Fonton leur auraient emboîté le pas, afin de renouveler le Parlement. Leur volonté de promouvoir les jeunes doit inspirer d’autres députés qui ont pris siège à l’Assemblée nationale depuis plusieurs années. Dans la 19ème circonscription électorale, Sofiatou Schanou (depuis 2007), Augustin Ahouanvoébla et Justin Agbodjèté (2007 à la mandature actuelle) dans la 20ème circonscription, Issa Salifou (depuis 2003) dans la 1ère circonscription, tous sans interruption, sont députés depuis ce temps. Assan Séïbou, Barthélémy Kassa, depuis plus de 20 ans, participent aux débats parlementaires sans songer à faire la promotion des jeunes. Même dans l’opposition, Eric Houndété, depuis 2003 sauf la 8ème législature, siège au palais des gouverneurs. Nourenou Atchadé fait ses expériences parlementaires depuis le régime du Président Yayi Boni. Il se voit clairement que le renouvellement de l’Assemblée nationale est un acte de courage et de sagesse. Il est temps de laisser des jeunes acquérir des compétences parlementaires. D’ailleurs, le chef de l’État en a fait une de ses priorités. Sous son impulsion, Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Mathurin Koffi Nago ont été amenés à s’éclipser de la scène politique. C’est dire que chaque génération a son temps. A cet effet, l’Assemblée nationale ne doit être la chasse gardée d’une quelconque catégorie d’hommes politiques. Comme quoi, on n’a pas forcément besoin d’être député avant de participer au développement de son pays.
Jules Yaovi Maoussi (Br Ouémé-Plateau)




















