Les ministres en charge du Numérique des Etats membres d’Afrique de l’Ouest et du centre ont défini de nouvelles orientations pour stimuler l’économie numérique. C’était à l’issue du Sommet régional sur la transformation digitale tenu à Cotonou les 17 et 18 novembre 2025.
Des experts et ministres en charge du Numérique des Etats membres d’Afrique de l’Ouest et du centre s’engagent à accélérer la transformation numérique pour garantir l’accès au haut débit, développer les capacités en intelligence artificielle, créer des emplois numérique et bâtir un marché intégré d’ici 2030 afin qu’aucun pays, ni aucun citoyen ne soit laissé pour compte dans l’économie numérique. C’est un engagement collectif qui a été pris à la faveur du Sommet régional sur la transformation digitale tenu à Cotonou les 17 et 18 novembre 2025. Co-organisé par le gouvernement béninois et la Banque mondiale, l’événement a réuni une vingtaine de ministres, des experts internationaux et des acteurs du secteur privé. Cela, pour définir des priorités communes pour accélérer la transition digitale en Afrique de l’Ouest et du Centre. Les discussions ont porté sur la connectivité, la cybersécurité, la digitalisation des services publics et les innovations technologiques. A la fin de la rencontre, ils ont défini de nouvelles orientations pour stimuler l’économie numérique en Afrique. Il s’agit entre autres, de la connectivité universelle et des infrastructures résilientes ; des services publics numériques, inclusifs et systèmes de données fiables ; des emplois, innovations et l’Intelligence artificielle pour une croissance durable. De même, les participants au Sommet régional sur la transformation digitale dans leur vision et engagement stratégique à construire un marché numérique africain unique ont mis l’accent sur le financement durable et la coopération régionale et la mise en place d’un cadre harmonisé de politique et de gouvernance. Pour atteindre ces objectifs, la déclaration de Cotonou appelle à une mobilisation des investissements publics et privés. Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre béninoise du Numérique et de la digitalisation, le numérique n’est plus un choix, c’est une obligation économique, sociale et stratégique. « Mais aucune stratégie ne prospère sans une vision partagée et une alliance forte entre Etats, secteur privé, société civile et jeunesse. Cette synergie est la véritable infrastructure invisible qui rend possible une transformation numérique inclusive et durable », a-t-elle souligné.
Odi I. Aïtchédji

















