La Conférence administrative départementale (Cad) du Mono s’est réunie le mercredi 16 février 2022 dans la salle de réunion de la préfecture. Cette session ordinaire qui a regroupé les cadres et administratifs du département, a abordé plusieurs points dont le Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants au Bénin (Proser).
La Conférence administrative départementale du Mono est soucieuse du nomadisme des ruminants qui entraîne souvent des dégâts au niveau des champs, des pertes en vies humaines, et d’autres formes de violences. En vue d’aider les éleveurs à bien exercer leur activité, un exposé a été fait sur le Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants au Bénin (Proser). En effet, afin de démarrer ledit Projet, un recensement des éleveurs et cheptel bovins a été réalisé d’octobre à novembre 2021. Les résultats dudit recensement ont été envoyés à la Direction des statistiques agricoles (Dsa) du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui les diffusera dans les prochains jours. De plus, au titre de l’année 2022, il a été prévu un appui à 73 éleveurs individuels, un campement et la ferme de Kpinnou à Athiémé dans le département du Mono. Au cours de sa présentation, la Directrice départementale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche du Mono (Ddaep/Mono), Madeleine Lafia Mora, a informé que le Proser est initié par le gouvernement béninois avec l’appui de la Banque ouest africaine de développement (Boad). Ce projet permettra de procéder, graduellement, à la sédentarisation des élevages pour réduire le nomadisme des élevages ruminants qui entraine des dégâts au niveau des champs, des pertes en vies humaines, et d’autres formes de violences. Donc, le Proser aura pour objectif de réduire de façon très notable les dégâts liés à la transhumance. D’autant plus que les éleveurs seront, désormais, appelés à rester stables sur les lieux pour mener leurs activités d’élevage.Le projet de sédentarisation des élevages ruminants procèdera à l’acquisition des terres autour des campements déjà existants. Les éleveurs seront appuyés, individuellement, en matière de disponibilité de terres sécurisées sur lesquelles auront lieu des investissements massifs pour l’installation d’infrastructures, de champs et de forages qui seront réalisés sur les sites afin de permettre l’accessibilité en eau pour l’abreuvage.
Jean-Eudes Chicha (Br Mono-Couffo)

















