En présentant dimanche 18 octobre 2026, au cours de l’émission « Face à l’Actualité », la réforme des six pôles comme une stratégie strictement économique, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji en a éclairé l’ambition : faire en sorte que chaque région profite de la dynamique nationale. Une réforme qui concrétise un engagement de campagne du chef de l’État.
Pour bien comprendre une réforme, il faut parfois commencer par dire ce qu’elle n’est pas. C’est la démarche pédagogique adoptée par Wilfried Léandre Houngbédji, dimanche 18 octobre 2026, à propos des six pôles de développement territorial. « Il ne s’agit pas d’une réforme administrative, encore moins d’une réforme de la décentralisation. C’est une réforme économique […] », a précisé le ministre, porte-parole du gouvernement. La clarification est utile. Elle écarte toute idée de redécoupage administratif ou de remise en cause de la décentralisation. Les pôles ne se substituent pas aux structures existantes : ils constituent une grille d’action économique, pensée pour orienter l’effort de développement vers l’ensemble du territoire.
Faire profiter chaque région de la croissance
La réforme répond à un enjeu clair : rapprocher la croissance des citoyens et l’accélérer dans les territoires. Il s’agit de transposer la dynamique macroéconomique nationale au niveau local, « dans les lieux de vie » des populations. Le choix est politique au meilleur sens du terme. Une croissance forte au niveau national gagne à se traduire concrètement dans chaque région. En raisonnant par pôles, le gouvernement se dote d’un outil adapté à cet objectif. Il a pris, selon les mots du porte-parole, l’option de l’équité et de l’impact local.
Passer de l’échelle nationale à l’échelle locale
Le passage du macroéconomique au local est au cœur de la démarche. Les réussites des dix dernières années, que le gouvernement revendique, ont créé une dynamique nationale qu’il entend désormais décliner territoire par territoire. Les pôles sont l’instrument de cette déclinaison. L’équité est ici un principe d’organisation : veiller à ce que chaque région trouve sa place dans le développement national. L’impact local désigne le résultat recherché : des effets perceptibles dans le quotidien des populations, et pas seulement dans les statistiques.
Un développement équilibré et une action publique simplifiée
Le ministre a résumé l’ambition en une phrase : « L’objectif est de promouvoir un développement équilibré des territoires, tout en simplifiant un certain nombre de tâches. » Deux bénéfices en découlent. D’une part, la réduction des disparités entre régions. D’autre part, la simplification des démarches administratives et opérationnelles sur le terrain, au service des usagers. L’approche est cohérente : une réforme économique peut améliorer le traitement des dossiers sans toucher à l’architecture des collectivités. Elle allie ainsi efficacité et stabilité institutionnelle.
Réduire les disparités entre régions, c’est aussi renforcer la cohésion nationale. Un pays dont toutes les régions avancent ensemble est un pays plus solide, où chacun peut se reconnaître dans les progrès accomplis. La réforme des pôles s’inscrit dans cette perspective : faire du développement une réalité partagée sur tout le territoire.
Pour les acteurs de terrain, la simplification annoncée est une promesse de fluidité. Moins de lourdeurs, c’est davantage de temps et d’énergie consacrés aux projets eux-mêmes.
Une promesse de campagne en voie de réalisation
La réforme est à mettre à l’actif du gouvernement du président Romuald Wadagni. « L’ambition est avant tout de concrétiser l’engagement pris lors de la campagne électorale : amplifier, au cours du septennat, la dynamique de développement […] », a rappelé le porte-parole. Cinq mois après l’entrée en fonction du chef de l’État, l’engagement prend forme.
L’horizon retenu est celui du septennat 2026-2033. Ce cadre temporel est à la mesure de l’ambition : un développement territorial équilibré se construit dans la durée. En adossant la réforme au mandat, l’exécutif se donne le temps nécessaire pour en assurer la réussite. Cette inscription dans la durée distingue la réforme d’un simple effet d’annonce. Elle témoigne du sérieux de la démarche. Elle engage l’exécutif sur l’ensemble du mandat et offre aux territoires une visibilité sur plusieurs années, condition de tout développement économique durable.
Une réforme qui prendra corps dans les territoires
La clarification de ce dimanche fixe un cap. La délimitation des pôles, le choix des activités à développer dans chacun d’eux et les moyens qui leur seront consacrés en constitueront les prochaines étapes. C’est à travers elles que la réforme se traduira concrètement pour les populations. Le message gouvernemental est clair : les pôles ne redessinent pas la carte administrative du Bénin, ils portent la croissance vers tous les territoires. La réforme traduit une conviction : le développement d’un pays se mesure à la manière dont il profite à chacune de ses régions. Le septennat de Romuald Wadagni met le cap sur un développement équilibré.
Gabin Goubiyi


















