Pour accélérer le développement du Muay-thaï sur le territoire national, une quarantaine d’athlètes ont pris part, samedi 15 août 2026 au Centre Okinawa Ryu, à un stage d’initiation et de perfectionnement encadré par des experts béninois et nigérians.
Encore méconnu du grand public, le Muay-thaï cherche à se faire une place de choix au sein des arts martiaux au Bénin. Organisée au Centre sportif, culturel et énergétique Okinawa Ryu, cette session intensive a réuni des pratiquants venus de plusieurs départements. Durant plusieurs heures, les participants ont révisé les fondamentaux de la boxe thaïlandaise, allant du maintien de la garde à la précision des déplacements, sans oublier le travail de rotation des hanches pour maximiser l’impact des frappes. Cette immersion technique a permis à plusieurs combattants d’appréhender les subtilités d’un art martial exigeant. « C’est nouveau pour moi, donc j’avais vraiment du mal avec les déplacements. Mais avec les coachs, ça s’est bien passé au final », glisse le participant Samy Abalo.Au-delà des aspects purement techniques, ce rassemblement visait à clarifier l’identité de cette discipline de combat face aux autres sports de frappe. « Notre but, c’est d’approfondir, dans les clubs, la pratique du véritable art de la boxe thaïlandaise. Il ne doit pas y avoir de confusion entre la boxe thaïlandaise et les autres disciplines », précise le co-promoteur Félicien Houétchékpo.L’essor local de ce sport de combat s’appuie sur le rayonnement d’athlètes béninois à l’étranger. Le sacre de Juliano Anago, couronné champion d’Europe Wbc des super-légers le 26 avril 2025, illustre le potentiel sportif disponible. Pour la direction technique locale, cette réussite individuelle doit désormais servir de levier pour fédérer les clubs au plan national. « Il faut s’organiser au niveau national pour pouvoir représenter le Bénin au niveau du championnat international de Muay Thaï », martèle le promoteur Guy Aguehounde.L’initiative a également consolidé la coopération sportive transfrontalière grâce à l’appui d’experts venus du Nigeria. Cette synergie sous-régionale ambitionne de hausser le niveau de préparation des athlètes africains en vue des échéances internationales. « On aimerait voir ce genre d’initiatives se répandre dans plusieurs autres pays en Afrique. Je pense que le Bénin et le Nigeria peuvent travailler ensemble pour aller loin dans cette discipline », estime le formateur nigérian Martins Alufohahai.
Karol B. Sékou (Coll)



















