Les capacités des Douanes béninoises viennent d’être renforcées dans le cadre de la mise en œuvre du projet de surveillance maritime renforcée dénommé Vissim. Deux embarcations ont été remises à cette unité, vendredi 19 juillet 2024 à la préfecture maritime.
C’est au travers d’une sobre cérémonie que les deux embarcations ont été remises à l’administration douanière. Pour le préfet maritime de Cotonou, le Contre-amiral Fernand Maxime Ahoyo, « Ce don incarne l’engagement du chef de l’Etat envers la sécurité et la protection de nos frontières maritimes. » Les deux embarcations, dira-t-il, « seront des outils essentiels dans la lutte contre les trafics illicites, la préservation de nos ressources et la garantie de la sureté de nos eaux territoriales. ». Il ne manquera pas de saluer le professionnalisme des membres du comité de suivi du projet Vissim « pour leur dévouement et leur professionnalisme » qui ont sensiblement contribué à l’acquisition de ces équipements réalisés par la société norvégienne Vissim. Pour Adjidjatou Hassan Zanouvi, direction générale des Douanes, ce geste significatif est reçu comme un appel à une plus grande implication sous les chantiers communs à son Unité et aux Forces navales. « Ces embarcations représentent bien plus que des moyens matériels. Elles incarnent notre engagement commun envers la sécurité de nos frontières et renforceront nos capacités opérationnelles nous permettant de répondre avec efficacité aux défis toujours plus complexes auxquels nous sommes confrontés», s’est-elle convaincue. Le président du Comité de suivi du projet Vissim, Armand Ologoudou, dira pour sa part que cette cérémonie de remise d’embarcations marque l’aboutissement d’un projet sur lequel les différents membres du comité de suivi et ceux de la préfecture maritime travaillent depuis deux ans. « Je n’ai aucun doute que les équipes de la brigade fluvo-lagunaire sauront mettre à profit ces équipements pour en faire le meilleur usage », a-t-il confié. Le projet Vissim est un projet norvégien qui vise à mettre en place une solution qui permet à la fois de surveiller les frontières maritimes ainsi que les frontières terrestres notamment celles d’Hillacondji et de Kraké. Le projet implique la construction d’un centre conjoint des opérations et le déploiement d’un certain nombre de sites avec des radars qui ont une portée de détection en mer de 90 kilomètres afin de surveiller tout le trafic au niveau de la façade maritime.
Gabin Goubiyi

















