Des spécialistes du monde muséal, universitaire, diplomatique et patrimonial ont passé au crible les nouveaux défis liés au retour des œuvres culturelles africaines. C’était à la faveur d’une table ronde organisée dans le cadre de l’installation officielle du Comité scientifique national de restitution des biens culturels, le mardi 14 juillet 2026, à Cotonou.
Trois communications majeures ont rythmé les travaux de la table ronde organisée à la faveur de l’installation officielle du Comité scientifique national de restitution des biens culturels. Marie-Cécile Zinsou, historienne et présidente de la Fondation Zinsou, a animé le thème : « Le troisième acteur de la restitution : mémoire privée, recherche indépendante et société civile ». Son exposé a mis en lumière la contribution de la société civile et de la recherche indépendante dans la reconstitution de la mémoire patrimoniale et les processus de restitution. Pour sa part, Franck Armel Afoukou, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, a développé les enjeux diplomatiques des restitutions des biens culturels, en revenant notamment sur les expériences de coopération conduites avec la France et la Finlande, tout en soulignant le rôle du dialogue diplomatique dans ces processus. Quand à Jacques Ayer, expert en muséologie et Directeur général de la Réunion des musées publics, il a abordé les défis de la gestion des collections nationales au Bénin. Son intervention a porté sur la conservation préventive, l’inventaire, la documentation, la numérisation et la valorisation des biens culturels restitués. À l’issue des différentes communications, un débat ouvert avec les participants a permis d’approfondir les réflexions et de recueillir des contributions destinées à enrichir les travaux du Comité scientifique national. À travers cette conférence inaugurale, le Bénin entend renforcer la compréhension des enjeux historiques, scientifiques, diplomatiques et muséologiques liés à la restitution des biens culturels. Les recommandations issues des échanges devraient contribuer à orienter les actions futures du Comité scientifique et à consolider la politique nationale de restitution, de conservation et de valorisation du patrimoine culturel béninois.
Odi I. Aïtchédji




















