Des responsables des services du trésor, experts, universitaires et Partenaires techniques et financiers réfléchissent depuis hier mardi 15 septembre 2026, à Cotonou, aux moyens de mettre les finances publiques au service de l’impératif environnemental. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du 17ème Colloque annuel de l’Association internationale des services du trésor (Aist) est portée par le thème : « Les finances publiques au service de l’impératif environnemental ».
Placée sous le thème « Les finances publiques au service de l’impératif environnemental », le 17e colloque annuel de l’Association internationale des services du trésor (Aist), qui coïncide avec le 20e anniversaire de l’association examinera les mécanismes de financement, de budgétisation et de suivi de la transition écologique. A l’ouverture des travaux le mardi 15 septembre 2026 à Cotonou, Oumara Karimou Assouma, Directeur général du trésor et de la comptabilité publique, a souligné l’évolution des missions des administrations financières face aux effets du changement climatique. Selon lui, la rigueur qui caractérise l’action du trésor doit désormais être mise au service des priorités environnementales. « Aujourd’hui, le devoir nous appelle à franchir un autre seuil historique. Celui de mettre la rigueur financière au service de l’urgence écologique », a-t-il déclaré. Charles Yehouenou, Directeur de cabinet du ministre en charge des Finances et de la microfinance, a insisté sur la responsabilité des services du trésor dans le suivi des engagements environnementaux des États. Il a notamment appelé à garantir la traçabilité des financements verts et à renforcer le reporting environnemental. Les travaux portent sur la mobilisation des ressources, la budgétisation environnementale, la fiscalité verte, les financements innovants et le suivi des dépenses consacrées à la transition écologique. Il s’agit désormais d’identifier les dépenses contribuant aux objectifs environnementaux, d’en suivre l’exécution et d’en mesurer les résultats. Catherine Lemesle, Secrétaire générale de l’Aist, a quant à elle, évoqué les défis du littoral ouest-africain, particulièrement exposé à l’érosion côtière. Celle-ci affecte les territoires, les ressources naturelles et les activités économiques, tout en entraînant des besoins financiers importants pour l’adaptation et la protection des populations et infrastructures. Pour elle, les engagements environnementaux ne deviennent concrets que lorsqu’ils sont traduits dans les budgets et les mécanismes de financement. « Les engagements internationaux deviennent réalité lorsqu’ils sont financés. Les politiques publiques deviennent réalité lorsqu’elles sont budgétisées », a-t-elle souligné.
Odi I. Aïtchédji
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