Ce mercredi 27 août 2025, le célèbre créateur de contenus humoristiques et influenceur béninois Elias Mahougnon Satowakou, alias ‘’Gros Griot’’, a visité les installations du Groupe K-D.K à Parakou et Kpéssou. Entre admiration et surprise, il a découvert un écosystème agro-pastoral unique au Bénin, où jeunes lycéens, étudiants et experts conjuguent passion et savoir-faire pour bâtir l’avenir de l’agriculture nationale. Retrouvez ses propos à la fin de sa visite dans cette interview exclusive accordée au quotidien le « Le Matinal ».
Le Matinal : Vous avez effectué une visite dans les locaux du groupe K-D.K à Parakou et à Kpessou, dans l’après-midi du mercredi 27 août. Dites-nous les raisons puis vos impressions après la visite.
Gros Griot : Une visite pour me plonger dans le monde de l’agronomie, dans le monde agro-pastoral. Il faut dire qu’à partir même du lycée, j’ai pu observer des enfants, des jeunes hommes, des adolescents qui se moulent déjà avec la culture, avec la terre, avec l’agriculture, mais qui sont tellement passionnés par ce qu’ils font. On a fait un tour au niveau de l’université. On m’a présenté les amphithéâtres. On m’a présenté les salles de cours avec des enceintes de sonorisation. Les salles de cours, nature qu’on a vue aussi sur la ferme. C’est au niveau de la ferme que j’ai été véritablement émerveillé par tout ce que j’ai vu. Ce n’est pas des films, c’est la réalité. On touche du doigt ce qu’on lit souvent, ce qu’on voit souvent dans les films documentaires. On voit des animaux-là élevés, des plantations réalisées par des étudiants qui viennent directement de l’université et qui viennent du lycée. C’est merveilleux de voir ça. Et ces apprenants-là sont passionnés par ce qu’ils font, par leur comportement, par leur sourire devant ces animaux-là qu’ils élèvent eux-mêmes après l’intelligence, après l’expertise qu’ils ont tirée de leurs cours, de leurs professeurs.
Si vous devez donner des appréciations sur ce que vous avez vu à la Ferme K-D.K quelles seraient ces appréciations ?
Bon, la ferme K-D.K, pour moi, ce n’est pas des histoires. C’est une réalité pure et simple. Les animaux sont ici élevés par des jeunes béninois, suivis par des experts. Tu vois, les plants sont là, réels. Moi, j’ai vu des plantes de noni. Ce que moi, je n’ai jamais vu auparavant. Je vous le dis à haute voix. J’ai vu par exemple des caïmans avec des bébés caïmans. J’ai vu des chèvres, d’autres espèces de chèvres que je ne connaissais même pas. J’ai vu des poissons dans leur domaine de pisciculture. Et surtout, j’ai vu l’élevage d’asticots qui permet de servir de nourriture aux animaux et aux plantes comme engrais et aux poissons comme nourriture. C’est merveilleux, simplement.
Dites-nous, s’il y a des choses à améliorer ou des conseils à donner au promoteur ou aux acteurs du Groupe?
Je ne sais directement pas ce que je vais dire tout de suite parce que moi, je suis encore sur le cours. Je suis encore émerveillé. Moi, je viens de loin, ce n’est pratiquement pas mon domaine. Mais moi, je suis en train de consommer déjà ce que je vois. Pour moi, c’est déjà le waouh. C’est déjà incroyable ce qui se fait ici. S’il y a des choses à améliorer, je pense qu’ils vont plus se vulgariser, ils vont plus donner de la visibilité à ce travail qui se fait en silence ici. Ils vont plus montrer ça aux yeux du monde pour que les gens puissent savoir qu’au-delà de Cotonou, au-delà de ce qu’on voit dans les films, au-delà de ceux qui crient sur la toile, il y a des travaux qui se font dans le Bénin profond et qui ont des impacts positifs sur notre alimentation, sur notre vie, notre santé en général.
Au regard de ce que vous venez d’observer, peut-on affirmer que l’agriculture constitue un levier essentiel pour le développement de notre pays ?
Je vais dire que l’agriculture contribue pleinement au développement de notre pays. Mais ce que je viens de voir me donne encore plus de certitude. Je vois des jeunes gens, des jeunes adolescents et des jeunes croire en ça. Il y a des jeunes qui mettent la main à la patte, je vois des jeunes qui remuent des boîtes d’asticots, je vois des jeunes mettre la main au sol. Cette synergie, cette complémentarité entre l’homme et la nature me montre réellement que l’agriculture est une partie de la culture, est une partie de l’économie. Et vaille que vaille, nous devons nous mettre à l’agriculture. Je lance donc un mot d’ordre à tous les jeunes qui se font citadins, cotonois, civilisés et qui veulent aller rester tout le temps dans les bureaux. Le monde a transcendé, le monde a dépassé la bureaucratie. Cherchez à retrouver ces métiers-là, qui ne peuvent pas être remplacés par l’intelligence artificielle, par l’informatique, non. C’est vrai que peut-être les robots vont le faire, mais quand il s’agit de la terre, quand il s’agit des cultures, quand il s’agit des aliments, à un moment donné, on aura toujours besoin de main-d’œuvre. Et cette main-d’ œuvre-là, c’est des êtres humains. Donc, s’il y a un métier qui ne peut jamais se gâter, c’est l’agriculture, c’est l’élevage. Pourquoi ne pas faire vite et rejoindre la vague pendant qu’il est encore temps ?
Propos recueillis par Romuald Affedjou (Coll)

















