La salle de conférence de la Mairie de Bohicon a abrité, le vendredi 29 août 2025, la séance de vulgarisation de la loi n°2021-11 relative aux infractions commises à raison du sexe des personnes et celle n°2021-12 du 20 décembre 2021 modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. Initiée par le Conseil économique et social (Ces) avec l’appui du Royaume des Pays-Bas et l’Abpf, cette rencontre qui a réuni les acteurs communautaires et institutionnels s’est focalisée sur la Santé sexuelle et reproductive (Ssr) tout en abordant le sujet sensible lié à l’Interruption volontaire de grossesse (l’Ivg)
Ils étaient tous présents, cadres à divers niveaux, chefs traditionnels, élus locaux, femmes, parents, jeunes et organisations de la société civile pour être les témoins de la vulgarisation de deux lois importantes de la République : l’une relative aux infractions commises à raison du sexe des personnes et l’autre, liée à la santé sexuelle et reproductive. En ouvrant les travaux de la séance, Conrad Gbaguidi, président du Conseil économique et social (Ces) a rappelé le principal mobile qui sous-tend une telle activité tout en soulignant la valeur ajoutée qu’elle procure au bien-être et à la cohésion sociale au sein de nos communautés. A en croire ses propos, elle vise à éclairer davantage l’opinion publique sur le contenu des deux textes existants en vue de recueillir leurs suggestions pour les parfaire. Leur vulgarisation permettra d’harmoniser les points de vue et de réduire les conflits qu’ils engendrent dans les ménages. Deux communications animées par Rafiatou Alassane, Conseillère technique juridique au ministère des affaires sociales et Jean-Pierre Wangbè, Chef de la cellule juridique du Ministère de la santé ont servi de supports aux échanges. Il s’agit d’un exposé sur les lois n°2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin et la loi n°2021-12 du 20 décembre 2021 modifiant et complétant la loi N°2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et reproductive en République du Bénin, les deux communicateurs ont entretenu les participants sur les contextes, défis et perspectives de ces instruments juridiques tout en abordant leur impact social sur les communautés. Le débat qui a suivi a été passionnant et surtout interactif entre les invités et la délégation. Tous en étaient sidérés et satisfaits. Un objectif atteint, qui, faut-il le rappeler, selon le Zéphirin Kindjanhoundé, Coordonnateur Ces-Zou est de permettre une meilleure appropriation de ces deux lois par les citoyens afin qu’elles ne restent pas de simples écrits, mais qu’elles se traduisent dans les comportements et dans nos pratiques sociales.
Le Ces, une institution de proximité
« Nul n’est censé ignorer la loi », dit-on, mais le plus dur pour un Etat respectueux, reste la restitution de celle-ci auprès des populations, lorsqu’elle est adoptée et promulguée. Un défi désormais relevé par le Conseil économique et social (Ces) du Bénin qui dans ses nouvelles démarches depuis son installation, a instauré un dialogue franc et fructueux entre les populations à la base et lui, pour entre-autres porter à leur connaissance, les informations d’ordre public, indispensables à la cohésion sociale et économique. Une nouvelle dynamique sociale rendue possible, grâce au leadership éclairé du chef de l’Etat, Patrice Talon qui a vu juste non seulement en opérant cette réforme institutionnelle, mais surtout en y positionnant des hommes et femmes véritablement engagés dans la dynamique gouvernementale.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)

















