Après une prestation en demi-teinte le 20 décembre 2025 face au Nigérian Thompson lors de la Pfl Africa à Cotonou, Jean Do Santos dispute l’une des treize (13) rencontres de la prestigieuse soirée nigériane. Invité au micro de l’émission Peace Sport sur Peace Fm le dimanche 31 mai 2026, l’athlète a affiché une sérénité retrouvée et une détermination intacte à l’approche de cette échéance cruciale pour sa carrière internationale.
La désillusion de décembre dernier semble désormais appartenir au passé. Le champion béninois a profité de cette tribune pour lever le voile sur l’état physique dégradé qui avait plombé sa précédente performance. « Mentalement, franchement, le combat passé, j’étais blessé à dix (10) jours de mon combat et je n’étais pas vraiment à 100% dans la cage. Ça m’a un peu traumatisé », confie-t-il avec franchise. Totalement rétabli, l’athlète confirme avoir traversé un bloc de préparation intensive de plus d’un mois, orchestré par son encadrement technique pour parfaire sa condition. « Là, je pense que je suis bien guéri. Je suis revenu, on fera un bon retour. Mes coachs et moi, on fera un bon retour pour ce combat. On se prépare bien. Je m’entraîne presque tous les jours », glisse le pensionnaire de Hêviosso Mma. Ce dernier précise que son équipe a minutieusement planifié les aspects athlétiques et techniques, tout en veillant à une récupération optimale afin d’assurer sa plénitude physique le jour J.
Un défi tactique face au Sénégalais Seck
Le vis-à-vis désigné par l’organisation américaine de Mma représente une énigme que le staff technique béninois s’efforce de décoder. Jean Do Santos admet n’avoir aucune confrontation passée ni lien direct avec le représentant sénégalais. « Je ne le connaissais pas trop, mais l’organisation Pfl nous a proposé et on l’a pris. Je voyais ses combats sur les réseaux, mais je ne le connais pas », explique le Guépard combattant. Cette absence de repères n’altère en rien la confiance du combattant, qui s’appuie sur l’analyse vidéo pour contrer le style de son opposant. « On ne peut pas toujours connaître nos adversaires. Du coup, on se prépare bien pour lui, on travaille son game plan et on travaille également notre game plan pour pouvoir remporter ce combat », soutient-il.
La gestion de la pression internationale
Évoluer à un tel niveau d’exigence face au public de Lagos génère inévitablement une charge émotionnelle que le camp béninois aborde de manière structurelle. Loin de nier l’enjeu, le poids lourd assume ce paramètre inhérent aux grands rendez-vous sportifs. « Je peux confirmer que moi, personnellement, avant chaque combat, c’est une habitude pour moi. La pression, elle est normale. Ça va, ça vient », avance le champion. Pour canaliser cette tension née de la volonté d’honorer sa patrie, le combattant béninois s’appuie sur une cellule professionnelle dédiée, incluant des techniciens, un médecin et un psychologue du sport. « L’envie de gagner, l’envie de remonter le drapeau de son pays fait en sorte qu’on a la pression, mais grâce à mes coachs, à mon staff, mon docteur, psychologue et tout, franchement, je peux dire qu’on gère », conclut Jean Do Santos, déterminé à faire flotter les couleurs nationales au sommet de l’Afrique de l’Ouest.
K. B. S. (Coll)




















