Les gynécologues obstétriciens sont réunis depuis hier, jeudi 14 septembre 2023 au palais des Congrès de Cotonou dans le cadre des 4èmes Journées scientifiques du Collège national des gynécologues obstétriciens du Bénin (Cngob). Les travaux ont été lancés par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Les professionnels de la santé, les chercheurs et les experts venus de plusieurs pays sont réunis au palais des Congrès de Cotonou du jeudi 14 au samedi 16 septembre 2023 pour prendre part aux 4èmes Journées scientifiques du Collège national des gynécologues obstétriciens du Bénin (Cngob). Cet événement d’envergure national a connu la présence de la ministre en charge des Affaires sociales, Véronique Tognifodé, du président du Cngob, Dr Emmanuel Ewagnignon et du représentant résident par intérim de l’Oms au Bénin, Dr Jean Konan Kouamé. Pendant trois jours, les participants vont échanger sur les avancées médicales, des défis actuels et futurs dans le domaine de la santé des femmes, ainsi que pour promouvoir la recherche et l’éducation dans le secteur de la gynécologie et de l’obstétrique au Bénin. Ces 4èmes Journées scientifiques du Cngob sont axées sur des thèmes prioritaires dont la santé maternelle et périnatale et les cancers gynécologiques et mammaires. Pour marquer d’une pierre blanche ces 4èmes Journées du Collège national des gynécologues obstétriciens du Bénin, les organisateurs ont décidé de joindre la théorie à la pratique en organisant des ateliers pré-congrès consacrés à la colposcopie et surtout à la prise en charge de l’hémorragie. Selon Benjamin Hounkpatin, les indicateurs en matière de morbidité et de mortalité maternelle restent élevés dans les pays d’Afrique au sud du Sahara en dépit des nombreux efforts consentis par les gouvernements et les partenaires au développement. « Au Bénin, le ratio de mortalité maternelle est de 391 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes et celui de mortalité néonatale de 30 décès néonatals pour 1000 naissances vivantes selon les données de la dernière enquête démographique et de santé en 2018 », a précisé le ministre de la Santé lors de la cérémonie d’ouverture. Il n’a pas oublié de souligner les efforts considérables qui ont été faits par le gouvernement béninois pour améliorer le cadre législatif et réglementaire de l’avortement. Pour sa part, Véronique Tognifodé a réaffirmé la détermination de l’Exécutif à œuvrer pour le bien-être des femmes au Bénin. Jean Konan Kouamé, dans son allocution a salué les réformes qui ont été entreprises par le président Patrice Talon pour assurer à tous la couverture sanitaire universelle. « … la mortalité maternelle est à un niveau inacceptable. Environ 287 000 femmes sont décédées dans le monde pendant ou après une grossesse ou un accouchement en 2020. Près de 95% de ces décès maternels dont la plupart auraient pu être évités sont survenus dans les pays à faible revenu », a-t-il renseigné. En sa qualité de médecin et de ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a animé la conférence inaugurale portée sur le thème ‘’ Santé maternelle au Bénin : Etat des lieux, défis et perspectives’’.
Patrice Zoundé (Coll)
















