Installés le lundi 27 avril 2026 par Shadiya Assouman, ministre du Tourisme, de la culture et des arts par intérim, les membres de la Commission nationale de protection du patrimoine culturel (Cnppc) entrent de plain-pied dans leurs nouvelles fonctions. Ils ont animé une conférence inaugurale et une première session le mardi 28 avril 2026, à Cotonou.
La Commission nationale de protection du patrimoine culturel (Cnppc) passe à l’offensive. Elle a animé au lendemain de son installation une conférence inaugurale et une première session. En effet, nommés par le décret n° 2025-727 du 3 décembre 2025, les experts représentent une force pluridisciplinaire sous la présidence de Gwladys Gandaho, a pour principale mission d’assister le ministre du Tourisme, de la culture et des arts dans la sauvegarde du patrimoine matériel, immatériel et subaquatique. Plantant le décor de la conférence inaugurale, Jacques Aguia Daho, Directeur de cabinet du ministère, a fait savoir que la protection des biens culturels est avant tout une question de crédibilité internationale. « Si nous aspirons à une circulation des biens culturels, nous devons rassurer nos partenaires sur leur protection une fois sur notre territoire », a-t-il affirmé. Animée par le Professeur Didier Houénoudé, enseignant-chercheur d’histoire de l’art, la conférence inaugurale a permis de faire un état des lieux du patrimoine culturel au Bénin marqué par le retour des biens culturels et un engouement muséal avec à la clé, les défis de conservation et de sécurité. A la tête de l’Unité spéciale de protection des biens culturels et membre de la commission, le commissaire divisionnaire Richard Honma a rappelé la nécessité de cette structure contre le pillage et le vandalisme. « Au regard des investissements massifs que notre pays a faits dans le cadre de la sauvegarde de son patrimoine culturel, il est nécessaire que ces biens culturels ne soient pas laissés à la merci de tout le monde et soumis au pillage, au vandalisme et à des infractions de toutes sortes », a-t-il souligné. Pour Aristide Adjibodou, Secrétaire général du Mtca, cette installation couronne une phase de stabilisation entamée en 2016. « Il ne s’agit pas d’une structure opérationnelle, mais d’une structure qui est appelée à donner des avis, des orientations, et à veiller au respect des normes édictées dans le secteur. C’est en cela que cette commission a une tâche assez délicate », a-t-il expliqué.
A la suite de la conférence inaugurale, la Cnppc a tenu sa toute première session. L’ordre du jour a porté sur l’examen des arrêtés de création de quatre musées. Il s’agit du Musée des rois et des amazones du Danxomè (Murad), du Musée international du Vodun (Miv), du Musée des arts contemporains de Cotonou (Macc) et du Musée international de la mémoire de l’esclavage (Mime).
Odi I. Aïtchédji

















