« Écoutez, ce que nous avons vécu le mercredi 22 Juillet 2026 au tribunal de première instance de Cotonou dépasse le simple prononcé d’un verdict. C’est l’aboutissement judiciaire d’une affaire qui, pendant près de 16 ans, accompagné l’histoire politique, judiciaire et médiatique du Bénin. L’affaire Pierre Urbain Dangnivo n’a jamais été un dossier ordinaire pour avoir traversé, j’allais dire, plusieurs régimes, plusieurs magistrats et même plusieurs équipes d’enquête. C’est une affaire qui a emballé tous les Béninois dans leur ensemble et qui a d’ailleurs retenu leur attention. Cette affaire n’est pas du tout ordinaire et donc le verdict qui a été rendu marque le terme de cette procédure qui aura marqué pendant longtemps les esprits. Kodjo Alofa principale accusée dans ce dossier qui écope d’une réclusion criminelle de 30 ans, Donatien Amoussou, qui avait été cité comme co-accusée et totalement acquittée. Juridiquement, cette décision clôt une longue séquence, même si des voix de recours peuvent encore exister selon les parties, compte tenu des ressentis qu’ils ont vis-à-vis du verdict qui a été rendu. Mais au-delà du verdict, l’affaire Dangnivo va continuer à nourrir les débats au sein de l’opinion publique qui, pour continuer à y voir des fantômes peut-être qui n’existent pas ou pour appeler les uns ou les autres qui sont dans le sérail politique à faire attention à leurs actes et ce qui suit. Donc c’est heureux cet aboutissement. Désormais, les Béninois sont situés sur qui est le principal auteur de l’assassinat de Pierre-Hubert Dangnivo, et je crois que c’est à ça qu’il faut surtout en tenir. Et c’est le moment pour moi d’inviter surtout les Béninois, l’élite béninoise de continuer à poursuivre la réflexion sur certains dossiers brûlants de notre société, surtout quand ces dossiers-là relèvent ou prennent des sources tant dans l’appareil judiciaire, tant dans l’appareil politique et pas à ricocher sur le vivre-ensemble de l’ensemble des Béninois. »

















