« Au Bénin, nous savons qu’il existe une presse. Une presse qui n’exerce pas librement sa profession. Nous constatons que la plupart des journaux affichent les mêmes titres à quelques exceptions près. Mais ce qui ralentit un peu la liberté de presse au Bénin, c’est le code sur l’information. C’est le code sur le numérique qui empêche les professionnels des médias d’exprimer des points de vue contraire, ceux qui le font, le font à leurs risque et péril. Il y a des confrères qui ne sont plus les bienvenus sur un certain nombre d’organes de presse alors que quand ils travaillent, ils essaient d’exprimer leurs points de vue. Aujourd’hui la presse béninoise se lance dans la propagande, l’information vraie n’existe plus. Je voudrais que ceux les gouvernants prennent conscience que la presse joue un rôle très important dans la survie d’une démocratie. On n’a pas besoin de bâillonner la presse. Je veux qu’on prenne conscience de l’importance de la presse. Par ailleurs, il faut que les confrères sachent que la presse est un pouvoir très grand. Au-delà de cela, il faudrait que la plupart des confrères se fassent former parce que quand vous n’avez pas les prérequis du journalisme, ça vous pose un problème. Dans les rédactions, on ne s’occupe plus de la formation. Je voudrais pour finir demander au gouvernement, de renouer avec l’aide qui était octroyée à la presse et qui a eu des problèmes. Il faut le faire pour veiller à une répartition équitable. Des radios ont été fermées, des télévisions ont été fermées, dans les organes de presse, nos confrères subissent des brimades, il y a des gens qui démissionnent tout le temps parce qu’ils n’ont pas la liberté d’exercer leur profession. Donc, ce sont des choses sur lesquelles la Haac qui est chargée de réguler le fonctionnement de la presse doit veiller. La Haac est là pour encadrer la presse. Il va falloir qu’elle puisse commencer à jouer son rôle. La presse béninoise a joué un rôle très important dans l’enracinement de la démocratie. »


















