Le Conseil des ministres a tenu hier, mercredi 12 juin 2024, sa réunion hebdomadaire. Il a autorisé la contractualisation pour l’extension des travaux de dragage pilote, de Docloboé à la Bouche du Roy, dans la zone du lac Ahémé et ses chenaux. C’est au vu de l’éloquence des résultats obtenus après le dragage et la réhabilitation du carrefour.
Le gouvernement du président Patrice Talon travaille depuis quelques années pour l’assainissement et le dragage du Lac Ahémé. Les travaux de dragage pilote lancés au niveau du carrefour de Djondji-Houncloun ont été menés à terme de façon satisfaisante. C’est le bilan fait lors de son traditionnel Conseil des ministres tenu le 12 juin 2024 à Cotonou. Selon le Conseil, le volume des sédiments dragués a atteint 8.737.415 mètres cubes, soit 104,6% du volume initialement prévu. L’entreprise a par ailleurs réalisé 12,5 hectares de mangrove pour une superficie prévue de 10 hectares, soit un taux de réalisation de 125%. Les ouvrages prévus, constitués de deux passerelles à Mêko et Haata et de quatre embarcadères et débarcadères à Djondji-Houncloun, Mêko et Gonko, ont été exécutés. Deux réserves biologiques de repeuplement naturel du plan d’eau en défens de pêche et des étangs piscicoles ont par ailleurs été construites. Ces résultats satisfaisants montrent que le gouvernement a vu juste au travers de cette phase pilote qui incite à aller de l’avant. Il a, à cet effet, jugé bon d’optimiser les grains de cette opération pour étendre le dragage au segment Docloboé, l’embouchure Bouche du Roy à Avlo-plage afin de faciliter la navigation fluviale et la migration des espèces halieutiques entre l’océan et les eaux continentales. Au regard de cette prouesse, le Conseil a marqué son accord pour la contractualisation avec l’entreprise ayant exécuté la première opération en vue de la prise en charge de ce segment supplémentaire. Notons que cette décision du gouvernement contribue à la protection de l’environnement afin d’asseoir les bases du développement durable, pour préserver et garantir la qualité des produits halieutiques « made in Benin ».
Estelle Vodounnou (Coll)




















