Les professionnels des médias sont réunis au Centre pastoral Nicolas Okiho (Cpno) de Natitingou pour un atelier de renforcement de capacités au sujet du traitement des informations sécuritaires en général et particulièrement celles relatives à la prévention de l’extrémisme violent. Les travaux ont été ouverts, le mardi 11 juin 2024, par le préfet de l’Atacora, Déré Lydie Chabi Nah, avec à ses côtés la coordonnatrice nationale du Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale, à la prévention de l’extrémisme violent et à la lutte contre les conflits liés à la transhumance et le Directeur départemental de la Police républicaine (Ddpr).
Le professionnel des médias joue un rôle prépondérant en informant les communautés. Sa mission devient plus délicate en période de crise sécuritaire durant laquelle l’information doit être traitée avec circonspection en vue d’informer les populations et contribuer à la préservation de la cohésion nationale. Ce qui exige de lui une certaine prédisposition particulière en termes d’actualisation des prérequis et de connaissances pratiques. C’est à cet exercice que se livrent les professionnels des médias à Natitingou. L’objectif poursuivi, a précisé, Sakinatou Bello, coordonnatrice nationale du Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale, à la prévention de l’extrémisme violent et à la lutte contre les conflits liés à la transhumance, est de renforcer les avoir et le savoir-faire des professionnels des médias engagés pour une paix durable en matière du traitement des informations sécuritaires en général et particulièrement celles relatives à la prévention de l’extrémisme violent. Pendant trois jours, les participants vont passer en revue les notions de l’endoctrinement, la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme. Ils auront également à aborder le mode opératoire des groupes terroristes, leur responsabilité dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations liées aux questions de sécurité et surtout de l’extrémisme violent. Il s’agira de leur présenter aussi les actions de diverses structures nationales pour la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent au Bénin et l’accompagnement qu’apporte le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) aux autorités béninoises dans la lutte contre l’extrémisme violent. En présentant le projet à ses hôtes, Sakinatou Bello a indiqué qu’il est conçu pour contenir la menace à laquelle est sujette le Bénin depuis 2019. D’après elle, cette initiative dont le lead est porté par le ministère de l’intérieur repose sur trois piliers. Il vise à faire des communautés béninoises, en particulier les femmes et les jeunes, des acteurs consolidateurs de la cohésion sociale et de construction d’une paix durable pour que l’élan de développement du Bénin ne soit point mis à mal. Il est fondé sur une approche holistique qui allie les dispositions purement sécuritaires et celles visant à agir sur les facteurs qu’exploitent les groupes terroristes pour rependre leur idéologie. Issiaka Bénon, le Ddpr de l’Atacoraa, pour sa part, a rappelé aux professionnels des médias leur devoir moral et le professionnalisme dont ils doivent faire montre dans l’exercice de leur profession pour mieux informer et surtout sauvegarder la paix et la cohésion sociale. Même exhortation du côté du préfet qui n’a pas manqué de souligner l’influence des médias dans la lutte contre ces fléaux.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)




















