Lors de son adresse sur l’état de la Nation, prononcée le mardi 23 décembre 2025 devant le Parlement, le président Patrice Talon a choisi de s’éloigner d’un bilan chiffré des dix dernières années pour recentrer le débat sur l’essentiel. À soixante-cinq ans de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, le chef de l’État a invité la représentation nationale à répondre à trois interrogations fondamentales, dont les réponses positives, selon lui, attestent que le pays avance dans la bonne direction.
Plutôt que d’énumérer les actions menées, le président a posé, sans détour, les questions suivantes, qu’il a lui-même transcrites et assumées in extenso : « Le Bénin a-t-il enfin trouvé la voie pour son développement ? A-t-il entamé son progrès de sorte à devenir, lui aussi, un pays développé susceptible de se passer de l’aide au développement apportée par d’autres, parfois avec mépris ? Est-il un pays où l’éducation nationale, la formation technique et professionnelle, la route, l’eau, l’électricité, l’emploi, la santé, le cadre de vie durable assaini et beau, la sécurité et la paix, progressent chaque jour ? Est-il un pays qui ne fait plus honte à ses enfants, mais leur procure plutôt fierté et espoir ? Un pays que d’autres admirent et envient ? Autrement dit, le Bénin est-il aujourd’hui un pays où tout s’améliore jour après jour, où l’espoir est désormais permis, de sorte que ce qui n’est pas encore acquis ne paraisse plus inaccessible ? ». S’adressant aux députés, représentants du peuple béninois tout entier, le Chef de l’État a apporté une réponse sans équivoque : « oui ». Pour lui, ces réponses positives signifient que le Bénin a engagé une mutation profonde et irréversible depuis près d’une décennie, dont les signes sont désormais visibles pour tous. Le président a insisté sur ce qu’il considère comme le véritable moteur de cette transformation : un nouvel état d’esprit collectif. Un état d’esprit qui pousse au changement, favorise les progrès les plus inattendus, et amène chacun à accepter les sacrifices et efforts nécessaires au développement national. Ce renouveau, a-t-il souligné, rend le pays plus respectable, suscite l’admiration au-delà de ses frontières et parfois même la jalousie. Selon le chef de l’État, cet élan est le fruit du courage et de la responsabilité assumés par l’ensemble des dirigeants politiques engagés, depuis bientôt dix ans, dans la conduite du destin commun. Autant d’éléments qui, à ses yeux, confirment que le Bénin est désormais engagé sur une trajectoire juste, porteuse d’espoir et d’ambition pour les générations présentes et futures.
Gabin Goubiyi




















