Les personnes mises en cause dans l’affaire décès de 4 patients au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou suite à une coupure d’électricité sont désormais fixées sur leur sort car le Tribunal de Cotonou a prononcé ce mardi 29 novembre 2022 son verdict.
le verdict du Tribunal de Cotonou dans l’affaire décès de 4 patients au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou suite à une coupure d’électricité est désormais connu. Il a été prononcé ce mardi 29 novembre 2022 par le juge. Donc, les personnes mises en cause dans cette affaire sont désormais fixées sur leur sort. Selon frissons radio qui a rapporté l’information, le chef division électricité du Cnhu et son collaborateur sont condamnés à deux (02) ans d’emprisonnement ferme et 200.000 francs CFA d’amende ferme. Quant aux deux agents de la société Palutech, ils ont été relaxés pour infraction non constituée.
A l’audience du mardi 22 Novembre 2022, le ministère public dans sa réquisition a requis 24 mois dont 12 mois fermes contre chacun des deux agents du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) et le relaxe pour les deux collaborateurs extérieurs de l’établissement hospitalier. Après la réquisition du ministère public, le juge en charge du dossier a renvoyé le procès pour ce mardi 29 Novembre 2022 pour donner son verdict.
Il faut rappeler que dans cette affaire, 4 personnes, ont été mises en détention provisoire et poursuivis pour « homicide involontaire ». Il s’agit du chef de la division électricité du Cnhu, l’un de ses collaborateurs et 02 électriciens de la société en charge du générateur d’oxygène du service de réanimation. Lors de l’audition des mis en cause devant le Procureur de la République, leurs avocats avaient signifié qu’il n’y a pas de faute pénale dans ce qui est reproché à leurs clients. Ils ont plutôt évoqué un « dysfonctionnement ».
Le Directeur de la Société Palutech (fournisseur de l’appareil producteur d’oxygène), a accusé un agent du Cnhu de n’avoir pas remis à temps le système en marche. Devant le Tribunal, il a insisté pour dire que ce qui s’est passé n’est pas la faute de son entreprise qui a livré l’appareil.
Interpellé sur les déclarations du Directeur de Palutech, l’agent indexé, a avoué qu’il a oublié de remettre en marche le contact pour réalimenter la zone, lorsque l’énergie électrique a été rétablie. Pour justifier cet oubli, il a évoqué un « excès de travail ». « C’est l’excès de travail. J’étais troublé », a-t-il répondu au juge, qui voulait savoir les motifs de l’oubli.
Par le verdict du Tribunal de Cotonou, les uns et les autres sont désormais fixés dans cette affaire, qui a fait même réagir le Chef de l’Etat, Patrice Talon.

















