Le ministère public est resté ferme dans ses réquisitions devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Poursuivis pour des faits liés à l’apologie de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, quatre prévenus encourent chacun cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende de 10 millions de francs Cfa Le verdict est attendu le 13 octobre prochain.
L’affaire relative à l’apologie de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025 a connu un nouveau développement devant la Criet le mardi 7 juillet 2026. Selon le développement de BENIN News, au terme des débats, le ministère public a requis une peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 10 millions de francs Cfa contre chacun des quatre prévenus.
Le dossier met en cause un agent des douanes présenté comme proche du lieutenant-colonel Pascal Tigri, un syndicaliste du Parti communiste du Bénin (Pcb) ainsi que deux autres personnes. Ils sont poursuivis pour apologie de crime contre la sûreté de l’État, incitation à la haine et à la violence, incitation à la rébellion et harcèlement par le biais d’un système électronique.
Pour le parquet, les éléments recueillis au cours de l’enquête et de l’instruction suffisent à caractériser les infractions poursuivies, justifiant ainsi les lourdes peines requises.
La défense, assurée par Me Aboubacar Baparapé, a toutefois dénoncé un dossier dépourvu de preuves convaincantes. L’avocat a soutenu que le syndicaliste incriminé ne célébrait nullement la tentative de putsch, mais faisait plutôt référence aux événements du 11 décembre 1989 ayant conduit à la fin du régime révolutionnaire de Mathieu Kérékou. Il a, en conséquence, plaidé la relaxe pure et simple de l’ensemble de ses clients.
Les débats ont également porté sur les relations qu’entretenait l’un des prévenus avec Pascal Tigri, présenté comme un ami d’enfance. L’agent des douanes est, pour sa part, accusé d’avoir échangé avec l’ancien officier le jour des faits et de s’être absenté de son poste les 6 et 7 décembre 2025. Des faits qu’il conteste, affirmant qu’il était officiellement en repos.
Après les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense, la Criet a mis l’affaire en délibéré. La décision de la juridiction est attendue le 13 octobre 2026 et devrait permettre de fixer le sort des quatre prévenus.
Odi I. Aïtchédji
















